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Miss Lili's adventures

Mes contes (attention, ceux présentés ici ne sont pas destinés aux tout-petits, bien que certains soient adaptés), coups de coeur, découvertes, chroniques de sexytude (ce qui nous fait craquer, ce qui rend l'autre attirant). Bonne lecture !

La fête, coûte que coûte, c'est ça la vie !

Publié le 25 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Sur mon chemin...

L'Espagne a beau être en crise, ça n'empêche pas les espagnols de faire la fête, et de la faire bien.

 

Nan mé ! On n'est pas champions du monde de foot pour rien !

 

 

Spectacle pyrotechnique made by Europlá !  

 

 

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Chasse au trésor du samedi soir (1) : à la recherche de la Sum

Publié le 24 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Concerts etc...

Chapitre 1 : Un bon concert, ça se mérite ! 

 

Ambiance :  je vais zigouiller les crétins qui écrivent les itinéraires RATP !

 

Je m’explique :

J’arrive en gare de Sèvre Rive-gauche.

J’arrive face aux panneaux sortie, avec d’un côté Sortie rue Auguste Rodin, et de l’autre la rue Henri Duveyrier.

Je sors comme ils disaient sur le site de la RATP  :  Sortie Auguste Rodin. Mais comme j’avais maté le plan avant de partir de la maison, je savais qu’il fallait « redescendre » (huhu).  Enfin, disons que j’avais mémorisé l’enchaînement logique des rues en sortant de la gare, sans penser que ces crétins auraient choisi un itinéraire mode « je vais cueillir des pâquerettes et déguster un sorbet avant d’aller voir mère-grand ».

Sérieux, je sais pas qui a programmé leurs logiciels de cartes : ils filent l'itinéraire en voiture ! Je me suis retrouvée rue des Fontaines, à héler une voiture pour leur demander comment me sortir de ce traquenard cartographique.

On m’indique l’autre côté.

Je remonte. Je fais le tour des voies. Je me retrouve de l’autre côté de la gare, du côté de la sortie « logique » (Duveyrier, donc).

Je trouve un plan. Je refais un mini-plan à l’arrache.

Je repars.

Je croise un jeune homme sympathique : il n’est pas de Sèvre, et essaye de chercher sur son « portable nouvelle génération que ça met dix plombes à charger mais que si si, ça sert ! Juste, faut pas être pressée ! ».

Un autre jeune homme arrive. Je l’interpelle. Il connait la rue des Bruyères. Il en vient. Lui non plus n’est pas de Sèvre, mais il me dit qu’il faut que je remonte au Rond point des Bruyères, et que j’en ai pour une plombe à pieds, et que bon courage à moi, parce que pitain, ça grimpe !

Je descends jusqu’à un carrefour, et je prends la rue des Bruyères, comme indiqué sur le panneau, à droite. Je grimpe, en cherchant un putain de numéro de rue quelque part sur ces longs murs de « Résidences privées, interdiction d’entrée si vous n’en êtes pas ! ». Arrivée à plus de la moitié de la montée, mon instinct me dit qu’il y a un truc qui cloche. Je me retourne, une voiture monte, et tourne fissah dans un parking avant que j’ai pu lui demander.

Je redescends jusqu’au panneau de rue. 

C’est comme sur les contrats : faut bien lire les petites lignes ! « Numéro 32 à 62 » ou un truc dans le genre… Numérotation paire, à droite de la nationale, qui elle, passe au dessus ! (faut suivre).

Je passe sous la Route Nationale, je vais mater le plan d’un arrêt de bus en face.

Découverte : Ils font des économies de nom de rues. Il n’y a pas un, pas deux, mais TROIS bouts de rue des Bruyères. Si si. J’vous jure ! Sans petits numéros pour m’aider sur la carte… Putain de cartographe ! Ils n’aiment pas les piétons à Sèvre.

Le tour que prend la soirée commence sérieusement à me faire marrer. Je ne regrette pas que mes potes prévus m’aient plantée. Je ne suis pas certaine qu’ils auraient apprécié !

Je remets les informations à plat (c’est bien le seul truc plat de la soirée, à part le trésor, mais ça, c’est pour après !). Sur mon plan fait à l’arrache avant de partir de la maison, la rue des Bruyères était indiquée à gauche de la Route Nationale, en ayant la gare à droite. Ca colle avec ce que m’a dit le mec. L’arrêt de bus est donc au pied de la montagne. Pas de bus dans l’autre sens à l’horizon…  Faut grimper jusqu’au Rond point des Bruyères. Trois arrêts sur le plan.

Trois arrêts, en montée continue, c’est long. C’est très long. C’est très très long. Sèvre, c’est vallonné. Très vallonné. Très très vallonné. Et la gare, ben, comme le train n’est pas à crémaillères : elle reste au fond.Je ne regrette pas mon choix de chaussures : grosses pompes de marche, parce qu’il fait humide à la bretonne. 

Donc : je monte. Je crame les toxines accumulées ces derniers temps. Je ne regrette pas d’avoir joué à l’empilage sauvage de t-shirts avant de partir. Il fait humide. Il ne fait pas si froid que ça. Je transpire. J’élimine. Ou alors, c’est le corps qui largue du poids en route, histoire de s’alléger. Mettre un pied devant l’autre, et recommencer. La route oblique à gauche, je n’en vois pas la fin. Il ne pleut plus. Je suis contente d’être là. Tant que j’ai au moins un morceau à l’arrivée : c’est cool.

Je décompte les numéros. 41… 53… 109.

Le 111 est juste après ! Le Rond Point ! Je tourne l’angle… Etablissement éducatif. Merdre.

Mais où est donc passé le 111 ? Autour de moi, tout est calme. Les arbres, enfin, s’étalent en face. La rue des Bruyères, si envahissante, touche à sa fin.

Nan mais oh ? C’est quoi ce bordel ?

Une voiture s’arrête au feu. Je vais voir le conducteur. Il ne connait pas. Avec sa copine, ils ont l’air bien embêtés pour moi. Ils repartent. Je lève les yeux.

Et là, un panneau rouge, avec une flèche, en face, sur l’autre rive de la rue… (Côté Pair, s’il y en avait, mais il n’y en a pas, barbapapa...).

Un parking, sombre. Une petite porte ouverte, un panneau. Sum asso.(Suggestion : ajouter un itinéraire de votre cru à votre site. Déjà, c'est haut. Tout le monde n'est pas aussi tenace zé acharné que moi. Ca fait comme pour les saumons et les barrages : faut les aider à remonter le torrent). 

Je rentre. Ya des gens. J’ai trouvééééééééé !  (cliquer sur le cri de victoire pour la suite de l'article)

 

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Chasse au trésor du samedi soir : pépites sonores à la Sum !

Publié le 22 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Concerts etc...

 

 

Suite de mes aventures de samedi soir : ze concert. 

Pour la chasse au trésor, cliquer ici

 

Chapitre 2 : Le concert que pitain que ça fait du bien d'y être !

 

Je croise Mr Jool' qui lui aussi vient d'arriver : « on t'avait vue dans la montée ! mais on n'a pas pu s'arrêter pour te prendre, la voiture était pleine ». Mmmmpf. M’en fiche. J’suis trop contente pour leur en vouloir. Et puis, j’avoue que je suis assez fière d’être arrivée là toute seule comme une grande ! ^^  

J’ai cramé les toxines. J’ai évacué les résidus de colère. J’ai eu un bon échauffement, à moi le concert ! Yahooooo !

 

Surprise : L’album des Zarbituric (dont la sortie prévue le 20 octobre a été reportée le 9 février prochain au Studio de l’Ermitage) est en vente en avant-première !

J’en chope un direct. Faut ce qu’il faut pour me remettre de mes émotions. C’était ça, le truc plat auquel je faisais allusion ci-avant.

 

http://www.zarbituric.com/wp-content/uploads/2012/01/fly_loab_recto_2012.jpg

 

Je rentre dans la salle. Un chti canapé me tend les bras, juste là. Je me pose. Un caméraman prend la pose au sol. Je tripe sur la musique. Je photographie. Pas trop les musiciens, en fait.

J’ai un sujet de photos qui me trotte dans la tête depuis quelques temps déjà : « la détente des corps », « quand le corps fait relâche ».  Et là, ça fait sens. Ce corps allongé, là, devant moi, en ombre chinoise… tantôt a cheval sur un rif, tantôt détendu, reposé, flottant sur les vagues…

J’aime bien les surcadrages, les mises en abîmes.

 

Zarbituric 2012-Jan-21 30

 

Je plonge.     

La musique m’enveloppe, me submerge.

Je ne sais pas quels sont les morceaux que j’ai entendus. Ca dépasse l’entendement. C’est une musique des sens. Je ne retiens pas les titres, juste les impressions. Et encore. Je les vis.

 

Zarbituric 2012-Jan-21 06

 

Un concert des Zarbituric, c’est une expérience sensorielle, comme… un trip. Mise en garde : ne pas se coller aux enceintes, ni à la batterie. 

Ca tombe bien, je ne le suis pas. La balance est bien faite, pas trop forte, juste comme il faut. Même assise à gauche, j’entends bien. En fait, je contre-balance en bouchant partiellement une de mes oreilles.

Ca fait du bien. Les circuits se reconnectent, quelque part, en dedans. J’aime. Ca résonne, ça bouge, ça fait du bien.

Leur musique me plonge dans un état entre veille et sommeil, un état modifié de conscience, un peu comme dans un rêve éveillé.

 

Zarbituric 2012-Jan-21 09

 

 

Zarbituric 2012-Jan-21 10

 

 

 

Il devient alors très risqué d’entreprendre avec moi une discussion d’ordre « terre à terre » genre : « le serveur veut encaisser les consommations » (au dernier concert à L’Entrepôt. J’ai failli dézinguer le pote qui avait commis le sacrilège de m’adresser la parole, et j’ai failli dézinguer le serveur, du même coup. De toute façon, il a dû attendre la fin du morceau. Faut pas déconner. C’est comme pour le groove de Kuzco. Pas touche, sinon, ben… A vos risques et périls.)

Très risqué aussi de tenter de me baratiner. J’ai beau être bavarde, parfois, il est des moments sacrés qui se passent de commentaires. Le seul baratin bienvenu reste celui du torrent.

Je comprends mieux pourquoi quelqu’un m’a dit hier avoir vu mon regard lancer des éclairs à un autre concert ! Sur le moment, je me suis dit que ça n’était pas possible : je kiffe à chaque fois ! Mais nan, pas que, effectivement : si on m’emmerde, je tue d’abord, je parle après. Après le concert, j’entends. Et encore...

 

Avant-dernière chanson.

Surprise de juste avant la fin : un morceau inédit (me demandez pas le titre !), pêchu. Ca réveille.

J’en redemande. Même pas besoin : ils avaient dit qu’ils feraient un morceau avec Jool'. Quelqu’un le leur rappelle. Le voilà justement qui revient, bondit sur scène, et là, ça se barre en live.

 

 Zarbituric 2012-Jan-21 37

 

Ils se marrent. Ils ont la patate douce. Pareil dans la salle. Bouquet final en explosions de rires. De la joie. LE KIFFE ! ( Tiens ! Je viens de piger le nom du précédent album ! arf. Je comprends vite, mais faut parfois m’expliquer longtemps…)

 

Zarbituric 2012-Jan-21 38

 

Pis après, comme c’était l’anniversaire de David Konopnicki : c'est parti pour un boeuf la moitié de la nuit ! On n'a pas tous les jours 30 ans ! 

Au prochain Sum case, vous savez ce qu’il vous reste à faire : vous chaussez vos pompes de sept lieues, et en route pour la joie !

 

 

Ah oui, les baleines :

1 ) C’est cool.

2 ) Patrick Van Eersel a écrit un superbe livre dans lequel il recense les recherches actuelles sur les cétacés, et leur force d’amour universel (je résume). Il a basé ses réflexions sur les recherches entreprises par Jim Nollman à Vancouver, qui joue de la guitare avec des orques. Le livre parle de la communication inter-espèces, et donne une furieuse envie de foncer vers le large, pour papoter joyeusement avec ces obsédés de dauphins, ou leurs gentilles et pacifiques cousines les baleines (dont il parait que l’haleine fleure bon le poisson pourri…).

 

 

3 ) Le rapport avec le concert : la même impression de « baigner dans un flux d’amour » qu’à l’approche d’une baleine. J’ai pas testé la baleine, les sensations décrites dans le livre (désolée, je le relis, mais j'ai pas encore retrouvé le passage), ça m’a fait penser aux concerts des Zarbituric. Tout pareil. La communication se fait sur d’autres plans.

4) La plage 9 du nouvel album s'appelle "Une baleine dans un verre d'eau". Ca s'invente pas...

 

Et l’album ?

Le premier album c’était bien, mais… il manquait un truc : le public.

Celui-ci il dépote. Ils ont pris un enregistrement live.

C’est ça, les Zarbituric : une alchimie entre les musiciens, leur musique, et le public.

Selon ce que le public leur envoie, selon l’humeur de chacun, le voyage musical prend une toute autre tournure. C’est interactif, mais ça se passe de mots. On n’est pas dans la tête, on est dans le cœur. C’est doux, c’est chaud, ça pulse.

Rien à dire de plus.

 

Au 9 février prochain donc, au Studio de l’Ermitage.

 

Pour ceux qui les ont déjà vus : aucun concert n’est pareil. Ca ne se compare pas. J’ai chaque fois l’impression de les entendre pour la première fois, et pourtant, il y a quelque chose de familier… Je me laisse bercer… emporter… réveiller les sens, en douceur…

 

PS : après écoute, et réécoutes :

Bon, ben, je confirme. L’album est vraiment cool.

Ca va devenir risqué de m’emmerder avec des conneries pour les jours à venir… 

 

 

Zarbituric 2012-Jan-21 27

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Born to be alive

Publié le 21 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Instants

J’ai mal. C’est atroce. J’ai l’impression que toutes mes cellules se mettent à hurler leur manque d’amour et de tendresse. J’ai mal, et je ne sais pas comment faire, j’ai peur de sentir ça. J’ai peur de sentir à quel point ils me manquent tous.

J’ai peur.

J’ai peur du manque.

J’ai peur de me faire engloutir par la gueule monstrueuse du manque d’amour, cette gueule immense qui me poursuit.

Le mal d’amour.

Le mal d’amis.

Ma famille de cœur. Tombés au combat.

Autant de mains qui ne se posent plus sur mes bras, sur mon épaule, qui ne passent plus dans mon dos pour me réchauffer l’âme quand le vent du désespoir souffle.

Alors, mon corps souffre et suinte la tristesse.

J’ai mal, et aucune épaule sur laquelle poser ma tête pour pleurer. Pas de bras pour me réconforter.

Qu’il est loin le temps des grandes amitiés.

Il n’a duré qu’un temps.

Trois ou quatre printemps, et l’automne est venue.

« Villes assiégées »

Quelqu’un quelque part a ouvert la porte d’Ys.

Quelqu’un quelque part. Et l’alcool s’est déversé à flots. Et certains s’y sont noyés.

Et le shit a tout enfumé. Et certains se sont égarés, errant sans feint dans le brouillard…

Et la peur a bâti des murs, encore plus hauts, encore plus sombres, autour des étoiles pour les empêcher de luire. Trop d’amour tue. C’est bien connu ! Non ? Je me trompe ? Je ne sais plus. Je suis perdue. Il fait trop sombre ici. Le bateau sombre corps et âme, je divague, vague à larme.

Je rame. Je ne noie plus mes pieds dans ses sangs dalles.

Délit de fuite en avant, j’avance à corps perdu, et retrouvé. Je ne sens plus mes pieds, je les sens, à nouveau. J’ai mal. Mal de sentir le sol, là, facile à aimer, mais à ressentir, il n’est plus le même à m’aimer.

J’ai chanté, changé, chamboulé le passé. Je classe, chasse, et terrasse les démos d’amur. 

« Comme un lamentin qui se lamente dans les eaux troubles du manque… »

Mano qui revient, chanter, du fond de l’oubli. Ses mots résonnent encore. Ca tangue et cogne en dedans. La vie est là, toujours, vive. Passions rêvées, immobiles, vives.

J’arrive à m’échapper. J’arrive à m’aimer. J’arrive, je pars, je démarre, je file comme le vent, je m’étends, je déploie mes ailes de géante, et je plane, parce que j’aime ça, parce que je suis comme ça. Je suis faite pour voler, haut, très haut, près des étoiles, parce que je suis née pour moi, pour danser avec elles sur le fil du souvenir et de la danse de la vie.

Je ne suis pas là pour ça. Je ne suis pas là pour l’ennui. La solitude. L’oubli. Le néant. Songe. Son « je ».

Je suis. Je suis ici, là, partout. Je suis.

Je suis née pour vivre.

Je suis née pour aimer. 

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Super nanas de cinéma : "Maman est folle" et Sylvie

Publié le 18 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Leçons de vie filmiques

 

 

Maman est folle

(France / 2007 / 1h35)

de Jean-Pierre Améris

Avec Isabelle Carré, Marc Citti, Nazmi Kirik, Christine Murillo, Zacharie Chasseriaud, Elisa Heusch, Christian Bouillette, Philippe Duquesne.

 

Ce très beau film aurait mérité un passage sur Grand écran, et plusieurs César... Mais je ne suis pas certaine qu'il aurait pénétré aussi profondément le coeur des gens. 

La télévision permet aux histoires de s'inviter dans les chaumières... et de toucher des personnes qui n'auraient pas forcément eu la possibilité de se déplacer dans une salle obscure. 

Pour ce film, c'est une chance. Il avait créé l'événement. 

L'histoire est portée par la grâce. 

Sylvie, jeune mère au foyer, fait la connaissance d'un réfugié clandestin alors qu'elle a une roue crevée sur le bord d'une route. Jallal vient à son secours. Il l'aide. Elle le voit. Elle voit l'homme sympathique, amical, gentil, en lui.  Il n'y a pas de mal à se lier d'amitié avec quelqu'un. Elle ne se pose pas de question. Aimer ne peut tout de même pas être un crime ! Si ?

 

L'histoire m'avait d'autant plus troublée que j'étais (et je suis toujours) très concernée par les question de réfugiés, de camps... 

Une partie de ma famille s'est réfugiée en France à la fin de la Guerre Civile espagnole. A l'époque, le gouvernement de Mr Blum (Front populaire) submergé par l'afflu de réfugiés (s'ils les avaient soutenus avant... je ne serais pas ici pour en parler, ok), avait fait construire à la hate des "camps" le long des routes de passage (le plus tristement célèbre restant le camps d'Argelès-sur-mer). En fait de camps, c'était des bouts de plages entourés de barbelés. Sans rien pour se chauffer. Sans rien à boire. Sans rien à manger. Sans rien pour se protéger de la morsure du froid. Il gelait à pierre fendre. Au pied des Pyrénées, il neige, aussi... Un cauchemar. Des mouroirs. Et personne pour venir ramasser les morts... Rien pour creuser le sable durcit par le gel. 

Le bétail des fermes alentours avaient droit à plus d'égards. 

Je pensais cette époque révolue. 

On refuse toujours de comparer ce qu'on pense incomparable. 

Mais l'histoire bégaie. 

Il n'y pas d' "évolution". Juste de l'amnésie. 

On en prend d'autres, et on recommence. 

Et plutôt que de se demander quoi faire pour éviter que des hommes aient besoin de fuir leurs pays pour rester en vie, comment les aider avant, on continue à fermer les yeux, et à faire comme si ça n'existait pas. 

 

Je suis triste d'écrire cette note. J'ai l'impression de pisser dans un violon. J'ai l'impression que ça ne servira à rien. Comment quelques petits mots balancés sur une page de blog, un matin d'hiver, pourraient faire changer une situation aussi attroce que celle des réfugiés politiques, économiques, écologiques... 

Comment ? 

"De l'influence du battement des ailes d'un papillon sur la formation des tempêtes".

Une chose est sûre : ce n'est pas en m'empêchant de l'écrire, par découragement, que ça servira à quelque chose. 

 

A sa sortie en DVD, le film était très cher, mais maintenant, il est très abordable. 

Si vous avez des cadeaux à faire : foncez ! Il est vraiment magistralement interprété. Et puis, il est plein d'amour, plein de vie. Ok, c'est un sujet profond. Mais n'ayez pas peur de l'émotion : elle porte un souffle d'humanité que je n'avais pas rencontré dans un film depuis bien longtemps. 

En plus intensément, ce film m'a autant touchée que Out of Africa, Vol au dessus d'un nid de coucou, Beauté volée, Hair, ou Beignets de tomates vertes

Pour une fois que le "cinéma" français produit un film aussi riche en émotions : ce serait dommage de ne pas en profiter !

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Super nanas de cinéma : "Qui veut la peau de..." Jessica Rabbit

Publié le 16 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Leçons de vie filmiques

Ze Super nana dans toute sa splendeur. 

Une super vamp. 

La femme fatale par excellence, enfin, dessinée comme ça. 

 

Parce qu'en vrai, elle n'est pas comme la  Cendrillon ou le Petit Chaperon rouge de Tex Avery, elle n'est pas QUE belle. (Bon, ok, après revisionnage, le Petit Chaperon, elle est pas QUE belle, elle a du répondant).

Jessica sa Jessica de Roger, elle a un coeur, et un cerveau, et elle sait s'en servir. Elle a même une main qu'elle sait balancer à la figure des mecs qui l'importunent (il me semble qu'elle fait usage d'une poêle pour assomer Roger dans une des scènes... Une parentée cachée avec Terry Dolittle?). 

 

Jessica Rabbit dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ? de Robert Zemeckis

 

J'aime beaucoup la réponse de Betty dans cette scène :

Eddy : - Elle est mariée à Roger Rabbit ?

Betty : - Oui, quelle chance elle a! Hein?

 

Et oui. Elle en a de la chance ! Elle n'a pas un merlan bavant (ok, un merlan est un poisson aux yeux ahuris, si en plus il bavait... m'enfin, c'est poétique, vous m'aurez comprise, sinon, ben, tant pis) pour mari. Ni un connard à la "mari de Gilda" (macho odieux), ni un mec comme Eddy qui fait tout le temps la tronche et passe son temps à se rincer le gosier au whisky.

Jessica, elle, elle a un mari fou d'amour pour elle, qui passe son temps à la faire rire. Et ça, ça, c'est rare et précieux.

Parce que des mecs qui restent la bouche ouverte en la voyant, Jessica, elle en a à la pelle ! Mais un mec drôle et attentionné, ben, y'en n'a pas des masses, et ça, elle, elle l'a compris.

Et puis, pour sauver son époux, elle est prête à tout. Même à gifler des hommes. Même à l'assomer, lui, son aimé, s'il le faut. Jessica elle est comme ça. Et c'est pour ça que je l'aime bien. 

Finalement, les garces sont-elles garces, ou la majorité ne sont-elles pas comme Jessica, à la recherche d'une perle rare perdue dans une botte de fouines (oui, je sais, je suis pas sympa pour les hommes en général en disant ça, mais le jeu de mot était trop tentant!).

Le plus dommage dans l'histoire, c'est qu'un homme drôle et attentionné, face à une femme comme Jessica, souvent, il perd ses moyens, il se dévalorise, il se dit que c'est pas possible qu'une femme comme elle fasse attention à un homme comme lui... et puis... C'est la merde. Parce qu'elle ne peut pas expliquer pourquoi elle l'aime, lui. Ca ne s'explique pas ! 

J'aime les mecs qui me font rire, les catastrophes, les gaffeurs, ceux qui sont troublés en me voyant, et qui se prennent des portes dans la figure, marchent sur leurs lacets, renversent des verre... J'ai toujours trouvé ça attirant. J'aimais les films de Pierre Richard, les histoires de Gaston, les Charlots... et oui, je sais, vaut mieux pas le dire trop fort, c'est un coup à vexer. Les hommes n'aiment pas ce genre de comparaisons. Mais je n'y peux rien. Je suis faite comme ça. J'aime quand ça pétille, de joie ! 

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Ombre et lumière (2)

Publié le 16 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Instants

En Espagne, en été, l'ombre est une bénédiction. 

En amour, c'est pareil. 

L'amour brûle, et quand arrive le temps des larmes, ben, ça fait du bien. Ca raffraichit un peu avant de recommencer à brûler ensuite. 

Les larmes font partie du cycle.

 

Et puis, quand ça fait mal, parce qu'il n'y a pas que l'amour qui fasse mal, alors l'amour est là pour réchauffer l'âme. 

 

Flamenco. 

Le temps des larmes, éclairées par le feu de la passion. 

 

J'ai le mal du pays... 

 

http://www.le-pacte.com/uploads/media/limits_of_control_web_0.jpg

Scène de Flamenco dans The Limits of control de Jim Jarmusch

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Super nanas de cinéma : "True Romance" et Alabama

Publié le 15 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Leçons de vie filmiques

Attention : lors de sa sortie en salle, ce film a été interdit aux moins de 16 ans. 

 

 

 

 

True Romance

(USA, 1993, 2h01)

Réalisateur : Tony Scott

Interprètes : Patricia Arquette, Christian Slater, Dennis Hopper,

Val Kilmer, Gary Oldman, Brad Pitt, Christopher Walken, Bronson Pinchot, Samuel L. Jackson...

 

 

J'ai la chair de poule à chaque fois que j'entends cette musique. 

Ce film est un film culte.

Je l'ai vu en seconde, chez un ami. Il se repassait la scène de face à face avec le tueur d'Alabama à l'hotel (scène violente, interdite aux moins de 16 ans), et la fusillade finale en boucle. Entre les deux, il passait le film en accéléré. 

Parfois, la fiction rejoint la réalité, ou alors, est-ce l'inverse? 

Je ne sais plus trop combien de fois je l'ai vu. Je l'ai déjà vu en entier. La musique me revient régulièrement en mémoire. Elle a quelque chose de doux, d'apaisant. Elle me rappelle qu'à la fin, ils sont vivants. Oui. Ils sont vivants. Ils ont survécu à tout ça. 

Je suis vivante. Entre ces visionnages en boucles accélérées, et maintenant... j'ai grandi. Et je suis encore là pour en parler, l'écrire, et passer le relai. 

La scène de la chambre d'hotel est gravée dans ma mémoire : même toute petite, après avoir encaissé je ne sais pas combien de coups de cette grosse merde de brutasse (oui, désolée, je trouve pas d'autre mots là tout de suite), face à un flingue, Alabama ne se déballonne pas. Elle brandit son couteau suisse version tire-bouchon (un clin d'oeil à Mc Gyver?), avec son petit porte-clef dynosaure qui balotte dans le vide. 

Elle ne fait pas le jeu du tueur. Elle le laisse parler. Elle reste concentrée sur son but, sur son histoire à elle, dans laquelle elle est l'héroïne. Elle ne mourra pas sans se battre. Une valise de cocaïne comme ticket pour une place au soleil. Elle ne va pas laisser passer ça. Il ne lui prendra pas sa chance. 

Alors, alors... le tueur ri, il ne lui fait pas confiance. Il ne se méfie pas de la chtite nana toute mignonne avec son tire-bouchon, il pense qu'à genoux, elle va essayer de le poignarder au coeur? Mais il est bête en plus ! Bête comme ses pieds on dit ? Dommage pour lui. Son intelligence s'en prend un coup. 

La scène bascule. Je jubile. Oui. Ca me fait un bien fou de la voir se défendre, enfin, et lui claquer sa grande gueule. Parce que. C'est pas juste sinon. On est dans une vraie romance, alors elle doit vivre, le gros méchant peut pas gagner. Qu'il crève. Zou. 

Et puis aussi, il y en a marre de ces tueurs vantards qui passent leur temps à bavasser. Dans les films de Tarantino, les tueurs se prennent pour des poètes (je parle de Tarantino car il a signé le scénario, et ça se sent !). 

Je préfère les tueurs des films de Jarmusch. Mais dans ses films, ce sont eux les héros... Dans Dead Man, ou Ghost Dog, ils citent des poèmes de William Blake ou Hagakure, le livre du samouraï. Ils sont plus humains. Ils font moins dans le grandiloquent (c'est le moins qu'on puisse dire avec le personnage interprété par Isaac de Bankolé dans The Limits of control). Tarantino, ça reste quand même des tueurs bling bling.

Sauf que, je ne me souviens pas d'une Super nana dans un film de Jarsmuch  (à part Pearl, dans une certaine mesure, dans Ghost Dog). Ils feront l'objet d'une autre série de notes... peut-être... 

 

Pour en revenir à True Romance, c'est un des films les plus romantique qu'il m'ait été donné de voir. Plusieurs de ses scènes sont quasi insoutenables. J'ai arrêté le film en plein milieu la dernière fois. C'était au dessus de mes forces. J'avais oublié le face à face entre le père de Clarence, et Vicenzo Coccoti... Le sens de l'honneur. Et l'humour. Et la violence, sadique, comme à regret, parce que le personnage est écrit comme ça (comme Jessica Rabbit, c'est pas sa faute si elle est dessinée comme ça !).

 

http://www.thecartoonpictures.com/data/media/196/jessica-rabbit.png

 

Aux pires moments, les rires fusent. Ce film est plein d'humour. Je ris et je pleure tout le temps, et bien souvent en même temps. Comme dans la vraie vie, quand tout bascule, et que je me mets à rire, et à rire... pour compenser, pour pas couler, parce que je vais quand même pas en pleurer? Si? Ces moments arc-en-ciel, quand joie et tristesse se rencontrent. Et toujours, même quand tout s'effondre, l'amour, qui ouvre la voie...

 

 

 

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Super nanas de cinéma : "Jumpin' Jack Flash" et Terry Dolittle

Publié le 14 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Leçons de vie filmiques

 

http://www.nouveauxmarchands.com/var/nexecom/storage/images/catalogue/dvd_cd/comedie_humour/jumpin_jack_flash/4327-2-fre-FR/jumpin_jack_flash_reference.jpg

 

Jumpin' Jack Flash

(USA, 1986, 1h40)
Réalisateur : Penny Marshall
Interprètes : Whoopi Goldberg, Stephen Collins,
John Wood, Roscoe Lee Browne 
Bienvenus dans les années 80 bondissantes ! 
Whoopi Goldberg obtenait son premier premier rôle, et quel rôle ! Celui d'une femme qui ne s'en laisse pas conter, et qui ne se laisse pas faire ! 
 
J'ai littéralement bondi de ma chaise en le voyant pour la première fois, acclamant les coups de Whoopi mieux que devant un match de foot (je peux être parfois très enthousiaste), en particulier lorsque des hommes de la CIA (je crois... avec tous ces espions, on s'y perdrait!) essayent de la faire monter de force dans une voiture, et qu'elle refuse, en prenant appui de ses pieds sur les montants de la portière. 
Je me souviens m'être dit : "ben oui, tiens, au fait ! Pourquoi les nanas elles font jamais ça dans les autres films? Pourquoi on nous représente toujours faibles et sans défense ?"
Toujours? Naaaaan ! 
Ce sera le propos des notes à venir. 
Je m'en vais vous ressortir une splendide collection de femmes fortes, parfois depuis le départ du film, parfois qui le deviennent peu à peu, parfois qui de par leur fragilité apparente, arrivent à dépasser les pires épreuves. Il y a plusieurs manières d'être forte. 
Je n'ai pas réussi à trouver mon extrait préféré sur Youtube. Vous devrez donc vous contenter de la bande annonce... en attendant une prochaine rediffusion du film ! 

 

 

J'ai trouvé également cette petite vidéo fort sympathique, bien que n'étant pas tirée directement du film.

Bonne découverte, ou redécouverte pour ceux qui connaissent déjà ! 

 

 

 

 

 

 

 

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Ombre et lumière

Publié le 14 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Sur mon chemin...

Parle aussi toi,

parle en dernier, 

dis ta Parole. 

 

Parle - 

Mais ne sépare pas le Non du Oui.

Donne à ta parole aussi le Sens : 

donne-lui de l'Ombre.

 

Regarde tout autour : 

vois, comme cela devient vivant à la ronde - 

Auprès de la Mort ! Vivant ! 

Il parle Vrai, celui qui dit l'Ombre. 

 

Paul Celan, Parle aussi toi,

in Von Schwelle zu Schwelle, 1955

 

J'ai lu ce poème il y a quelque jours. Il est mis en exergue du livre de Jean-Claude Ameisen Dans la lumière et les ombres : Darwin et le bouleversement du monde. (Ed. Fayard/Seuil, coll. Points, Sciences, 2008). Jean-Claude Ameisen présente depuis 2010 une émission sur le sujet le samedi matin de 11h à 12h sur France Inter : Sur les épaules de Darwin


Hier soir, j'ai acheté un disque de Luz Casal. (voir note)

Sur cette compilation figure la chanson Negra sombra, tirée d'un poème de la poétesse galicienne Rosalía de Castro. 

 

Poème en galicien et traduction en espagnol. 

Traduction en français.

"(...)

Tu es en tout, et tu es tout

Pour moi et en moi, tu demeures

Jamais tu ne me quitteras

Ombre qui toujours m'assombrit

(...)"

L'ombre, inséparable de la lumière... on en revient à la même idée que celle du poème, et du livre d'Ameisen.

Si on remplace l'ombre par la lumière, on retombe sur la définition de la lumière divine, l'amour divin.

Mais la mort est-elle entithétique de l'amour ? Je ne le pense pas. 

Alors? 

L'ombre du poème serait donc également de la vie ? Yin et Yang s'alternant. Le petit point noir, la semence de Yin dans le Yang, en attendant le cycle suivant... la roue tourne, tout se transforme... le livre des transformations... (Yi King)

En allant un peu plus au sud, au berceau de la culture hindoeuropéenne, il y a peut-être une réponse. 

On retrouve la symbolique Hindouiste de Pârvatî, l'épouse de Shiva, qui peut être représentée sous son aspect-temps destructif : Puissance-du-temps (Kâlî), mais symbolise également l'instrument du pouvoir procréateur de Shiva. Dans ce cas, cette énergie est appelée la Puissance-de-jouir (Rati). Je m'arrêterai là avec les différents noms de Pârvatî. 

Je perçois l'Hindouisme, non pas tant comme un polytéisme, mais comme une manière d'enseigner une philosophie, une interprétation du monde, de manière imagée et ludique. 

Si la question vous intéresse, je vous conseille la lecture du livre Mythes et dieux de l'Inde : Le polythéisme hindou d'Alain Daniélou (éd. Flammarion, coll. Champs essais, 1994). Il est clair et assez complet. C'est une bonne première approche de cette culture complexe, mais ô combien attirante ! 

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