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Miss Lili's adventures

Mes contes (attention, ceux présentés ici ne sont pas destinés aux tout-petits, bien que certains soient adaptés), coups de coeur, découvertes, chroniques de sexytude (ce qui nous fait craquer, ce qui rend l'autre attirant). Bonne lecture !

Born to be alive

Publié le 21 Janvier 2012 par misslilisadventures in Instants

J’ai mal. C’est atroce. J’ai l’impression que toutes mes cellules se mettent à hurler leur manque d’amour et de tendresse. J’ai mal, et je ne sais pas comment faire, j’ai peur de sentir ça. J’ai peur de sentir à quel point ils me manquent tous.

J’ai peur.

J’ai peur du manque.

J’ai peur de me faire engloutir par la gueule monstrueuse du manque d’amour, cette gueule immense qui me poursuit.

Le mal d’amour.

Le mal d’amis.

Ma famille de cœur. Tombés au combat.

Autant de mains qui ne se posent plus sur mes bras, sur mon épaule, qui ne passent plus dans mon dos pour me réchauffer l’âme quand le vent du désespoir souffle.

Alors, mon corps souffre et suinte la tristesse.

J’ai mal, et aucune épaule sur laquelle poser ma tête pour pleurer. Pas de bras pour me réconforter.

Qu’il est loin le temps des grandes amitiés.

Il n’a duré qu’un temps.

Trois ou quatre printemps, et l’automne est venue.

« Villes assiégées »

Quelqu’un quelque part a ouvert la porte d’Ys.

Quelqu’un quelque part. Et l’alcool s’est déversé à flots. Et certains s’y sont noyés.

Et le shit a tout enfumé. Et certains se sont égarés, errant sans feint dans le brouillard…

Et la peur a bâti des murs, encore plus hauts, encore plus sombres, autour des étoiles pour les empêcher de luire. Trop d’amour tue. C’est bien connu ! Non ? Je me trompe ? Je ne sais plus. Je suis perdue. Il fait trop sombre ici. Le bateau sombre corps et âme, je divague, vague à larme.

Je rame. Je ne noie plus mes pieds dans ses sangs dalles.

Délit de fuite en avant, j’avance à corps perdu, et retrouvé. Je ne sens plus mes pieds, je les sens, à nouveau. J’ai mal. Mal de sentir le sol, là, facile à aimer, mais à ressentir, il n’est plus le même à m’aimer.

J’ai chanté, changé, chamboulé le passé. Je classe, chasse, et terrasse les démos d’amur. 

« Comme un lamentin qui se lamente dans les eaux troubles du manque… »

Mano qui revient, chanter, du fond de l’oubli. Ses mots résonnent encore. Ca tangue et cogne en dedans. La vie est là, toujours, vive. Passions rêvées, immobiles, vives.

J’arrive à m’échapper. J’arrive à m’aimer. J’arrive, je pars, je démarre, je file comme le vent, je m’étends, je déploie mes ailes de géante, et je plane, parce que j’aime ça, parce que je suis comme ça. Je suis faite pour voler, haut, très haut, près des étoiles, parce que je suis née pour moi, pour danser avec elles sur le fil du souvenir et de la danse de la vie.

Je ne suis pas là pour ça. Je ne suis pas là pour l’ennui. La solitude. L’oubli. Le néant. Songe. Son « je ».

Je suis. Je suis ici, là, partout. Je suis.

Je suis née pour vivre.

Je suis née pour aimer. 

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