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Miss Lili's adventures

Mes contes (attention, ceux présentés ici ne sont pas destinés aux tout-petits, bien que certains soient adaptés), coups de coeur, découvertes, chroniques de sexytude (ce qui nous fait craquer, ce qui rend l'autre attirant). Bonne lecture !

Chasse au trésor du samedi soir (1) : à la recherche de la Sum

Publié le 24 Janvier 2012 par misslilisadventures in Concerts etc...

Chapitre 1 : Un bon concert, ça se mérite ! 

 

Ambiance :  je vais zigouiller les crétins qui écrivent les itinéraires RATP !

 

Je m’explique :

J’arrive en gare de Sèvre Rive-gauche.

J’arrive face aux panneaux sortie, avec d’un côté Sortie rue Auguste Rodin, et de l’autre la rue Henri Duveyrier.

Je sors comme ils disaient sur le site de la RATP  :  Sortie Auguste Rodin. Mais comme j’avais maté le plan avant de partir de la maison, je savais qu’il fallait « redescendre » (huhu).  Enfin, disons que j’avais mémorisé l’enchaînement logique des rues en sortant de la gare, sans penser que ces crétins auraient choisi un itinéraire mode « je vais cueillir des pâquerettes et déguster un sorbet avant d’aller voir mère-grand ».

Sérieux, je sais pas qui a programmé leurs logiciels de cartes : ils filent l'itinéraire en voiture ! Je me suis retrouvée rue des Fontaines, à héler une voiture pour leur demander comment me sortir de ce traquenard cartographique.

On m’indique l’autre côté.

Je remonte. Je fais le tour des voies. Je me retrouve de l’autre côté de la gare, du côté de la sortie « logique » (Duveyrier, donc).

Je trouve un plan. Je refais un mini-plan à l’arrache.

Je repars.

Je croise un jeune homme sympathique : il n’est pas de Sèvre, et essaye de chercher sur son « portable nouvelle génération que ça met dix plombes à charger mais que si si, ça sert ! Juste, faut pas être pressée ! ».

Un autre jeune homme arrive. Je l’interpelle. Il connait la rue des Bruyères. Il en vient. Lui non plus n’est pas de Sèvre, mais il me dit qu’il faut que je remonte au Rond point des Bruyères, et que j’en ai pour une plombe à pieds, et que bon courage à moi, parce que pitain, ça grimpe !

Je descends jusqu’à un carrefour, et je prends la rue des Bruyères, comme indiqué sur le panneau, à droite. Je grimpe, en cherchant un putain de numéro de rue quelque part sur ces longs murs de « Résidences privées, interdiction d’entrée si vous n’en êtes pas ! ». Arrivée à plus de la moitié de la montée, mon instinct me dit qu’il y a un truc qui cloche. Je me retourne, une voiture monte, et tourne fissah dans un parking avant que j’ai pu lui demander.

Je redescends jusqu’au panneau de rue. 

C’est comme sur les contrats : faut bien lire les petites lignes ! « Numéro 32 à 62 » ou un truc dans le genre… Numérotation paire, à droite de la nationale, qui elle, passe au dessus ! (faut suivre).

Je passe sous la Route Nationale, je vais mater le plan d’un arrêt de bus en face.

Découverte : Ils font des économies de nom de rues. Il n’y a pas un, pas deux, mais TROIS bouts de rue des Bruyères. Si si. J’vous jure ! Sans petits numéros pour m’aider sur la carte… Putain de cartographe ! Ils n’aiment pas les piétons à Sèvre.

Le tour que prend la soirée commence sérieusement à me faire marrer. Je ne regrette pas que mes potes prévus m’aient plantée. Je ne suis pas certaine qu’ils auraient apprécié !

Je remets les informations à plat (c’est bien le seul truc plat de la soirée, à part le trésor, mais ça, c’est pour après !). Sur mon plan fait à l’arrache avant de partir de la maison, la rue des Bruyères était indiquée à gauche de la Route Nationale, en ayant la gare à droite. Ca colle avec ce que m’a dit le mec. L’arrêt de bus est donc au pied de la montagne. Pas de bus dans l’autre sens à l’horizon…  Faut grimper jusqu’au Rond point des Bruyères. Trois arrêts sur le plan.

Trois arrêts, en montée continue, c’est long. C’est très long. C’est très très long. Sèvre, c’est vallonné. Très vallonné. Très très vallonné. Et la gare, ben, comme le train n’est pas à crémaillères : elle reste au fond.Je ne regrette pas mon choix de chaussures : grosses pompes de marche, parce qu’il fait humide à la bretonne. 

Donc : je monte. Je crame les toxines accumulées ces derniers temps. Je ne regrette pas d’avoir joué à l’empilage sauvage de t-shirts avant de partir. Il fait humide. Il ne fait pas si froid que ça. Je transpire. J’élimine. Ou alors, c’est le corps qui largue du poids en route, histoire de s’alléger. Mettre un pied devant l’autre, et recommencer. La route oblique à gauche, je n’en vois pas la fin. Il ne pleut plus. Je suis contente d’être là. Tant que j’ai au moins un morceau à l’arrivée : c’est cool.

Je décompte les numéros. 41… 53… 109.

Le 111 est juste après ! Le Rond Point ! Je tourne l’angle… Etablissement éducatif. Merdre.

Mais où est donc passé le 111 ? Autour de moi, tout est calme. Les arbres, enfin, s’étalent en face. La rue des Bruyères, si envahissante, touche à sa fin.

Nan mais oh ? C’est quoi ce bordel ?

Une voiture s’arrête au feu. Je vais voir le conducteur. Il ne connait pas. Avec sa copine, ils ont l’air bien embêtés pour moi. Ils repartent. Je lève les yeux.

Et là, un panneau rouge, avec une flèche, en face, sur l’autre rive de la rue… (Côté Pair, s’il y en avait, mais il n’y en a pas, barbapapa...).

Un parking, sombre. Une petite porte ouverte, un panneau. Sum asso.(Suggestion : ajouter un itinéraire de votre cru à votre site. Déjà, c'est haut. Tout le monde n'est pas aussi tenace zé acharné que moi. Ca fait comme pour les saumons et les barrages : faut les aider à remonter le torrent). 

Je rentre. Ya des gens. J’ai trouvééééééééé !  (cliquer sur le cri de victoire pour la suite de l'article)

 

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