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Miss Lili's adventures

Mes contes (attention, ceux présentés ici ne sont pas destinés aux tout-petits, bien que certains soient adaptés), coups de coeur, découvertes, chroniques de sexytude (ce qui nous fait craquer, ce qui rend l'autre attirant). Bonne lecture !

Pourquoi partager ces impressions avec des gens ?

Publié le 18 Août 2013 par misslilisadventures in Chroniques d'un chagrin d'amour

C'est plutôt intime, il est vrai. En même temps, je donne pas de noms ni de dates. C'est ça qui est cool avec un trauma, les émotions défient le temps... et elles sont universelles. Je me dis que si ça peut en aider d'autres à se libérer, ben, tant mieux. Autant tenter. 

 

Première raison : j'ai méga peur d'aller farfouiller là dedans. Ca fait super méga mal, et quand on partage une peine, elle diminue. C'est bien pour ça qu'on trouve un si grand nombre de blogs où les gens "se lamentent" (et pour les joies, elles augmentent, c'est cooool). 

Deuxième raison : ya un côté "gredin" en moi, qui espère encore, en loosedé, que celui-dont-je-parle lira ces lignes, se rendra compte d'à quel point il s'est trompé sur mon compte, et que je suis une nana géniale, et formidable, et qu'il acourera avec un écrin et une rose... et que j'aurai pas à en chier méchamment. 

Ce à quoi, mon expérience me répond que dans ce genre de situations, c'est surtout les hyènes moqueuses et les chacals qui accourrent, en mode "viens que je te console avec mon baiser magique qui les fait toutes succomber". 

Ca me rappelle l'histoire du petit piou dans Mon nom est Personne, et sa moralité : "quand t'es dans la merde, ferme-la". Assez donné dans ces conneries pour toute une vie. Cette fois, je chiale d'abord, je me console, et ENSUITE seulement, je rouvre la porte à l'autre. 

D'abord me trouver moi. Sinon, bonjour la fusion et j'ai pas envie de ça. 

 

Je sors du déni. 

Je le sens maaaaaaaaal... Pas envie, mais alors, pas DU TOUT envie de sentir ça. 

Bon, le truc positif, c'est qu'il s'agit d'un chagrin d'amour, mais que dans mon cas, il est pas mort. Pas comme dans le livre. En même temps, si c'est pour que ça aboutisse à une séparation définitive horrible et tout, et ben, c'est ignoble à imaginer. Sauf que, c'est déjà le cas. Oui mais non. Jusque là, j'ai refusé de le voir.

Bip bip ? Moué. Non. Je ne prendrait pas la fuite encore une fois. 

 

Ouh que je suis positive. 

Genre pas de vie après... Attila ? Bien sûr que je vais être heureuse et aimer à nouveau en grand de toutes les couleurs et que la vie est belle. 

Mais à cet endroit là, en pleine tempête intérieure, au plus profond des nuées où je me suis planquée pour l'aimer; là, ça fait super mal, super peur, et ya personne à qui le dire. Là, tout au fond, ben... j'ai vraiment pas envie d'y aller.

Ne pas forcer. 

 

J'vais aller manger d'abord. Ca viendra.

Ya pas d'autre chemin. 

J'ai l'impression d'être de retour sur le bord de la piscine quand j'ai appris à nager, avec le maître nageur qui me faisait faire des longueurs seule avec lui en "carotte devant le nez de l'âne" nageant devant moi, pour apprivoiser ma peur de l'eau. 

Ya pas une baleine dans le coin ? Un cachalot ? Un dauphin ?

"Flippeuse la dauphine". Jeu de mot de merde. Nan, je suis pas maso. J'en ai ma claque. Je craque. C'est épuisant de m'empêcher de sentir ça. C'est comme éclipser le soleil depuis... pffiuuuu, trop longtemps. Le soleil, et la tempête autour. 

 

C'est du passé, je suis là, j'ai gagné. Maintenant, ya plus qu'à accueillir les émotions passées, alléger mon sac... faire de la place pour aimer, tranquille, en paix. 

 

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