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Miss Lili's adventures

Mes contes (attention, ceux présentés ici ne sont pas destinés aux tout-petits, bien que certains soient adaptés), coups de coeur, découvertes, chroniques de sexytude (ce qui nous fait craquer, ce qui rend l'autre attirant). Bonne lecture !

Stade 2 (rien à voir avec le foot ; quoique...)

Publié le 16 Août 2013 par misslilisadventures in Chroniques d'un chagrin d'amour

Bon, ben, voilà. 

 

Me voici de retour par ici, en fuite de Facebook histoire de ne pas noyer tous mes "amis" sous des torrents de larmes. 

 

Prise de conscience du jour : le coeur humain n'est pas fait pour faire le deuil d'une personne vivante (déjà que pour les morts, on continue à leur parler après... si vous niez, c'est que vous en êtes encore au stade 1. Cherchez pas, j'ai raison, je suis super triste, pis c'est moi qui écris.)

Le papillonnage amoureux est une invention du Grand Capital pour nous faire bouffer des anxiolitiques et boire de l'alcool en sortant draguer et consommer pour oublier. 

 

J'enclenche le stade 2. 

Je sors du déni à la "même pas mal, même  pas faim, même pas envie de me lever, même que si je suis suffisamment patiente, ça va passer tout seul. Je vais me réveiller après, et ça sera ailleurs." 

(Si d'abord. La Belle au bois dormant, ça marche ! )

 

J'arrête de faire semblant que tout va bien alors que dedans c'est Beyrouth. Je reconnecte les circuits. 

 

J'fais un peu comme dans "Valse avec Bachir", mais version "guerre des sexes". 

 

C'est moins sanglant... en apparences. 

 

Et plus j'écris, plus je me dis que c'est pas lui qui me manque, mais moi. C'est de moi que je me suis déconnectée pendant si longtemps. En me déconnectant de ma tristesse, j'en ai perdu du même coup le contact avec mes vraies envies, mon rythme profond. 

 

Fuir, ça va un temps. J'en ai ma claque. J'arrête la fuite en avant. Le temps des larmes est venu. Et des gros câlins de moi à moi, avec tout plein de coussins, en attendant d'être assez vaillante pour pointer mon nez dehors, et m'en aller chercher consolation là-bas loin dans le vaste monde. 

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