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Miss Lili's adventures

Mes contes (attention, ceux présentés ici ne sont pas destinés aux tout-petits, bien que certains soient adaptés), coups de coeur, découvertes, chroniques de sexytude (ce qui nous fait craquer, ce qui rend l'autre attirant). Bonne lecture !

Articles avec #concerts etc... catégorie

Merci la méthode Apple pie* !

Publié le 7 Septembre 2013 par misslilisadventures dans Concerts etc...

Programme de la soirée : un chti concert folk**, tout doux, tout tranquille... en apparence. A y regarder à deux fois, c'était marqué anti-folk rock. Je confirme...

Bien souvent, je ne fais pas trop attention aux paroles, mais hier, je venais de regarder un film en anglais sous-titré anglais. Traducteur en état de marche. 

 

J'arrive. C'est déjà commencé. Je m'assois.

Nouvelles chansons, j'ouvre les écoutilles à paroles, et j'enclence la traduction. Les mots mettent un peu de temps à produire leur effet... tout en douceur... Le temps que je les comprenne, que je traduise... Jool est déjà passé à la suite.

Je sens mes émotions du jour revenir par vagues, tout envahir, puis, craquer le barrage. Je n'y prends pas garde. J'écoute. J'essuie quelques larmes, discrètes. Je gribouille.

Assise à l'arrière, belle salle, bon son. Concert intimiste. Je vais quand même pas éclater en sanglots ? Non non non. La chanson d'après. Ouf. Autre émotion, je ris.

Tout me touche, tout fait sens, comme un plein feux sur toute mon existence. On avait dit un cornichon à la fois !

 

Petite pause.

Je continue à gribouiller.

 

Une autre page, d'autres rythmes, et c'est reparti !

Bienvenue en super empathie !

Rebelote.

Et vas-y que ça submerge, rigole, pleure... de la femme libre à celle qui préfère la poésie à la prose (la même ? une autre ? Je ne sais plus) à celle objet, maltraitée, que son mec saute parce qu'il n'a rien d'autre à foutre. Special bonus track***...

Ca me bouleverse, ça me chamboule. Accroche-toi au crayon ! Ce soir, on navigue au large sur mer agitée. Déboussolée.

 

Je parle aux artistes, de loin-dedans. Un CD. Des mots ? En français ? pffiut. Ils sont quelques part sur le rivage... et les 50 en anglais font tellement le foutoir que  j'y pense même plus.

"Ah c'est comme ça ? Attends un peu... Tu vas voir. Ca va être ta fête à la sortie !"

Je dis au revoir. Je pige à moitié. Je le fais répéter. "Gné ? Pas compris. Mais articule ! Ya les petits anglais qui dansent la gigue là-dedans !"

Je sors. Il pleut plus. Je tourne à droite, direction bus. Je respire.

Les émotions m'attentent, tapies au tournant... et... PTAF ! Me voilà à chialer comme un bébé. Quelques pas, un sourire qui revient, et zou, vague de larmes, réchauffées par un fou-rire... Je traverse, remonte. Pause larmes. Je cherche des mouchoirs. Ya un café au coin. Je vais quand même pas morver comme ça en pleine rue. Un peu de tenue tout de même ! Préserver un semblant de dignité. "Dignity, always dignity !"**** comme dirait Gene Kelly...

Tu parles. Si déjà j'arrive sans gluer de larmes jusqu'aux pieds... Pourvu que j'ai un autre paquet...

Out le bus. Je marche en attendant que ça passe.

Putain darc-en-ciel.

Surplus de l'armée. "Héros ordinaire"*****. Autres souvenirs, et zou la grosse vague ! Gné...

Je suis fatiguée, soulagée, apaisée, amusée, réchauffée... Ya tout dedans.

Toute la palette en mouvement. C'est beau la poésie.

Ah c'est cucu la "folk" ?! Dix fois pire qu'un concert rock !

J'arrive lessivée. Je repleure encore. L'épuisement de la guerrière. Ya mon oreiller qui me fait du moelleux de loin. Un peu de douceur et de tendresse.

Ca c'est du concert !

 

* Méthode d'anglais que j'avais au lycée. John and Betty étant les cousins du Brian de la cuisine de la méthode d'avant (l'histoire ne nous dit pas si c'est lui qui cuisina la tourte aux pommes...).

** Joolsy et John and Betty Feat. Gunnar Ellwanger.

Prochaines dates :

Joolsy : Jeudi 12 septembre à 20h30 au Mizmiz, 6 rue Moret, 11e, M°Ménilmontant. Entrée libre.

John and Betty Feat. Gunnar Ellwanger : Jeudi 12 septembre à 20h30, à l'Espace B. 16 rue Barbanègre, 19e. 7/10 euros. En première partie du concert de Jeffrey Lewis and the Rain.

*** Another girl de Jeffrey Lewis.

**** Citation extraite de Chantons sous la pluie de Stanley Donen.

***** Une des nouvelles chansons de Joolsy.

 

 

 

 

 

 

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I like it HOT !

Publié le 6 Septembre 2013 par misslilisadventures dans Concerts etc...

Trophés Sunside mercredi soir.

Sunside / Sunset.

 

Eau de cologne pour rafraîchir, masquer l'odeur d'humidité des pierres. Jazz climatisé.

Parfaites jeunes filles, aux cheveux bien lissés, ordonnés, aux pointes fraîchement coupées pour effacer les dégâts du sel et du soleil, les excès de l'été. La peau hydratée pour sublimer le hâle doré. Un brin de maquillage. Robes légères, courtes, décolletées. Montrer qu'on a bronzé. Jouer encore à l'été... 

En rang bien serrés, s'agglutiner, écouter un jazz sirupeux, sans panache. Rebellion convenable.

Dans les tripes, dans le corps, rien.

Jazz cérébral. Ennui sidéral.

Le temps passe... L'envie monte.

D'autres rythmes, profonds, de robes qui se débraillent, de coiffures qui s'ébourriffent... Je retiens mon geste. Respecter les convenances. Rester sagement à ma place...

Je gigote sur ma chaise.

Couché du soleil. Descente.

Un soir. Il est tard. C'est la nuit.

 

 

 

 

Des rythmes qui réveillent et montent des profondeurs, pulsent, submergent.

Sur les sièges même, secouent les corps et vogue la vibe.

Les corps ondulent, scandent, frappent les mains et danse le tempo.

Ca tourne. Ca fait du bien.

Ca réchauffe !

 

Merci Metismatic !

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Harmonie vs absurde : l'alchimie du live

Publié le 19 Mai 2012 par misslilisadventures dans Concerts etc...

Il y a quelques années, j’écoutais des groupes qui font rire, mais pas que, comme les VRP ou les Joyeux urbains. Entre deux chansons délirantes, ils cachaient un morceau sérieux, qui venait plomber l’ambiance un bon coup avant de repartir de plus belle.

 

Cette semaine, j’ai découvert deux groupes d’une autre mouvance.

Ils font de la musique rock, harmonieuse, travaillée, une musique qui fait du bien, et que j’ai plaisir à écouter.

De ces musiques que j'écoute en me disant : "tiens, bon son!" et les chansons s'enchaînent, comme ça... et petit à petit, elle prend sa place. Et je relance l'album. Et je relance l'album. Et je relance l'album... Et je commence à faire gaffe aux paroles. Des phrases accrochent mon attention. Et d'un coup, je réalise que ça fait trois heures que j'écoute les trois ou quatre même chansons en boucle, et que merdouille, j'm'en était pas rendu compte tellement ça passe bien à l'oreille, tellement je suis dedans.

 

Et puis, sur scène, un vent de délire souffle, un vent comique qui décoiffe et secoue les zygomatiques. Un truc qui peps et qui réveille, un truc qui groove et qui swingue et donne envie de bouger, et de ne plus s’arrêter de danser danser danser… et rire ! Parce que c’est bon de faire la fête !

Bon, ok, à l'écoute, on a du mal à imaginer. Le côté rock est bel et bien là, âpre, métallique, et en même temps, une touche hippie, une touche... comment dire? Il faut le vivre. C'est con, mais j'ai beaucoup de mal à le traduire en mots. On est à la frontière des genres, un peu comme certaines pièces de Shakespeare ou certains bollywood. On passe d'une émotion à l'autre, comme ça. D'un claquement de doigts, d'un simple changement d'éclairage. C'est comme un tour en train fantôme, qui se transforme en montagnes russes, pour se changer en voyage sur la lune pour revenir du futur antérieur pas encore passé.

C’est magique.

La musique prise à part : c’est beau, c'est bon, et ça s’écoute en boucle.

Si je me plonge dans les paroles : ça me fait rêver.

Et sur scène : ça me fait danser, chanter, et rire !

 

Ca m’est rarement arrivé d’explorer une telle palette d’émotions en « un seul » concert. C’est génial.

 

Un nouveau genre ?

 

Je ne sais pas comment on pourrait appeler ça, mais je suis fan !

 

Et dans la catégorie "super musique mais que ça empêche pas de se marrer pendant les concerts" les deux groupes sont :

 

Hopsy

que j'ai découvert vendredi dernier à la Sum (c'est loin, c'est galère, mais ils ont une super programmation, et c'est cool des concerts "comme à la maison"). J'ai déjà chroniqué la version solo/duo voix guitare flûte de Joolsy, et ben là, c'est les mêmes, mais avec des musiciens en plus, et ça dépote ! Les transitions de Mr Jool entre les chansons sont complètement délirantes.

 

et

 

Mrs (sooooo) Good

Prenez les sosies de :

Denis Hoper dans Apocalypse now, ou Charlie Sheen au début de Hot Shot 2  à la batterie

Cousin Machin qui se serait coupé et un peu coiffé les cheveux pour qu'on voit sa belle veste blanche et sa moustache à la guitare et chant.

Robinson Crusoë à la guitare basse

et un croisement entre Jesus Lennon et le batteur des Muppets au clavier

Relevez le tout avec des cuivres aux chemises hawaïennes  et autres chemises à grand col et veste écossaise flashy à la section cuivre, et vous obtiendrez un concert à la fois beau et rigolo.

Bon, niveau son, ben : supers harmonies vocales, bon son, tout ça tout ça. Mais le mieux, c'est d'écouter.

 

Petit jeu : dans la chanson Mussels, ne trouvez-vous pas comme quelque chose de familier...? Un petit air d'enfance, comme une réminiscence...? (trois en fait)

Je n'en dis pas plus, ça ne serait plus drôle sinon.

 

Bonnes écoutes, et surtout : ne les manquez pas en concert ! C'est de la dynamite !

 

Si vous avez liké : 

Hopsy

Mrs Good

 

 

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"J'ai le trac."

Publié le 27 Avril 2012 par misslilisadventures dans Concerts etc...

Qui n'a pas eu cette sensation une fois dans sa vie, que ce soit avant de prendre la parole à l'école, ou avant de monter sur scène pour les artistes ?

Une drôle de sensation, pas tellement agréable... et pourtant... 

Un spectacle sans avoir le trac, cette boule dans le ventre... beaucoup d'artistes n'aimeraient pas. 

 

- "J'ai le trac." M'a dit une amie tout à l'heure. 

- "C'est normal". 

 

Puis, je me suis mise à y réfléchir... C'est quoi au juste ce trac qui nous vrille le bide avant chaque concert, chaque montée sur scène? 

C'est quoi ce noeud, cette boule au ventre?

 

Il y a quelques temps, un ami musicien m'a parlé de l'énergie à envoyer au public afin d'en recevoir en retour. Donner pour recevoir... 

Et si c'était ça ? Si c'était une sorte de réserve d'énergie, un stockage que l'on fait pour pouvoir le lâcher ensuite sur scène ? Un peu comme lors d'un démarrage en côte en voiture, où on enclenche la première avant de déserrer le frein à main. On sent la pression monter à l'intérieur, mais il n'est pas encore temps de faire sauter le couvercle. On se met en condition... et... action ! 

 

Une fois le spectacle lancé, la salle se chauffe, et peu à peu, ça circule. Le public reçoit... et donne. C'est magique. C'est beau. Ca fait du bien. 

 

Bon, ben, j'm'en vais expérimenter ça ce soir depuis le public ! :)

 

En tant que public, que vais-je ressentir ? 

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Chasse au trésor du samedi soir (1) : à la recherche de la Sum

Publié le 24 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Concerts etc...

Chapitre 1 : Un bon concert, ça se mérite ! 

 

Ambiance :  je vais zigouiller les crétins qui écrivent les itinéraires RATP !

 

Je m’explique :

J’arrive en gare de Sèvre Rive-gauche.

J’arrive face aux panneaux sortie, avec d’un côté Sortie rue Auguste Rodin, et de l’autre la rue Henri Duveyrier.

Je sors comme ils disaient sur le site de la RATP  :  Sortie Auguste Rodin. Mais comme j’avais maté le plan avant de partir de la maison, je savais qu’il fallait « redescendre » (huhu).  Enfin, disons que j’avais mémorisé l’enchaînement logique des rues en sortant de la gare, sans penser que ces crétins auraient choisi un itinéraire mode « je vais cueillir des pâquerettes et déguster un sorbet avant d’aller voir mère-grand ».

Sérieux, je sais pas qui a programmé leurs logiciels de cartes : ils filent l'itinéraire en voiture ! Je me suis retrouvée rue des Fontaines, à héler une voiture pour leur demander comment me sortir de ce traquenard cartographique.

On m’indique l’autre côté.

Je remonte. Je fais le tour des voies. Je me retrouve de l’autre côté de la gare, du côté de la sortie « logique » (Duveyrier, donc).

Je trouve un plan. Je refais un mini-plan à l’arrache.

Je repars.

Je croise un jeune homme sympathique : il n’est pas de Sèvre, et essaye de chercher sur son « portable nouvelle génération que ça met dix plombes à charger mais que si si, ça sert ! Juste, faut pas être pressée ! ».

Un autre jeune homme arrive. Je l’interpelle. Il connait la rue des Bruyères. Il en vient. Lui non plus n’est pas de Sèvre, mais il me dit qu’il faut que je remonte au Rond point des Bruyères, et que j’en ai pour une plombe à pieds, et que bon courage à moi, parce que pitain, ça grimpe !

Je descends jusqu’à un carrefour, et je prends la rue des Bruyères, comme indiqué sur le panneau, à droite. Je grimpe, en cherchant un putain de numéro de rue quelque part sur ces longs murs de « Résidences privées, interdiction d’entrée si vous n’en êtes pas ! ». Arrivée à plus de la moitié de la montée, mon instinct me dit qu’il y a un truc qui cloche. Je me retourne, une voiture monte, et tourne fissah dans un parking avant que j’ai pu lui demander.

Je redescends jusqu’au panneau de rue. 

C’est comme sur les contrats : faut bien lire les petites lignes ! « Numéro 32 à 62 » ou un truc dans le genre… Numérotation paire, à droite de la nationale, qui elle, passe au dessus ! (faut suivre).

Je passe sous la Route Nationale, je vais mater le plan d’un arrêt de bus en face.

Découverte : Ils font des économies de nom de rues. Il n’y a pas un, pas deux, mais TROIS bouts de rue des Bruyères. Si si. J’vous jure ! Sans petits numéros pour m’aider sur la carte… Putain de cartographe ! Ils n’aiment pas les piétons à Sèvre.

Le tour que prend la soirée commence sérieusement à me faire marrer. Je ne regrette pas que mes potes prévus m’aient plantée. Je ne suis pas certaine qu’ils auraient apprécié !

Je remets les informations à plat (c’est bien le seul truc plat de la soirée, à part le trésor, mais ça, c’est pour après !). Sur mon plan fait à l’arrache avant de partir de la maison, la rue des Bruyères était indiquée à gauche de la Route Nationale, en ayant la gare à droite. Ca colle avec ce que m’a dit le mec. L’arrêt de bus est donc au pied de la montagne. Pas de bus dans l’autre sens à l’horizon…  Faut grimper jusqu’au Rond point des Bruyères. Trois arrêts sur le plan.

Trois arrêts, en montée continue, c’est long. C’est très long. C’est très très long. Sèvre, c’est vallonné. Très vallonné. Très très vallonné. Et la gare, ben, comme le train n’est pas à crémaillères : elle reste au fond.Je ne regrette pas mon choix de chaussures : grosses pompes de marche, parce qu’il fait humide à la bretonne. 

Donc : je monte. Je crame les toxines accumulées ces derniers temps. Je ne regrette pas d’avoir joué à l’empilage sauvage de t-shirts avant de partir. Il fait humide. Il ne fait pas si froid que ça. Je transpire. J’élimine. Ou alors, c’est le corps qui largue du poids en route, histoire de s’alléger. Mettre un pied devant l’autre, et recommencer. La route oblique à gauche, je n’en vois pas la fin. Il ne pleut plus. Je suis contente d’être là. Tant que j’ai au moins un morceau à l’arrivée : c’est cool.

Je décompte les numéros. 41… 53… 109.

Le 111 est juste après ! Le Rond Point ! Je tourne l’angle… Etablissement éducatif. Merdre.

Mais où est donc passé le 111 ? Autour de moi, tout est calme. Les arbres, enfin, s’étalent en face. La rue des Bruyères, si envahissante, touche à sa fin.

Nan mais oh ? C’est quoi ce bordel ?

Une voiture s’arrête au feu. Je vais voir le conducteur. Il ne connait pas. Avec sa copine, ils ont l’air bien embêtés pour moi. Ils repartent. Je lève les yeux.

Et là, un panneau rouge, avec une flèche, en face, sur l’autre rive de la rue… (Côté Pair, s’il y en avait, mais il n’y en a pas, barbapapa...).

Un parking, sombre. Une petite porte ouverte, un panneau. Sum asso.(Suggestion : ajouter un itinéraire de votre cru à votre site. Déjà, c'est haut. Tout le monde n'est pas aussi tenace zé acharné que moi. Ca fait comme pour les saumons et les barrages : faut les aider à remonter le torrent). 

Je rentre. Ya des gens. J’ai trouvééééééééé !  (cliquer sur le cri de victoire pour la suite de l'article)

 

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Chasse au trésor du samedi soir : pépites sonores à la Sum !

Publié le 22 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Concerts etc...

 

 

Suite de mes aventures de samedi soir : ze concert. 

Pour la chasse au trésor, cliquer ici

 

Chapitre 2 : Le concert que pitain que ça fait du bien d'y être !

 

Je croise Mr Jool' qui lui aussi vient d'arriver : « on t'avait vue dans la montée ! mais on n'a pas pu s'arrêter pour te prendre, la voiture était pleine ». Mmmmpf. M’en fiche. J’suis trop contente pour leur en vouloir. Et puis, j’avoue que je suis assez fière d’être arrivée là toute seule comme une grande ! ^^  

J’ai cramé les toxines. J’ai évacué les résidus de colère. J’ai eu un bon échauffement, à moi le concert ! Yahooooo !

 

Surprise : L’album des Zarbituric (dont la sortie prévue le 20 octobre a été reportée le 9 février prochain au Studio de l’Ermitage) est en vente en avant-première !

J’en chope un direct. Faut ce qu’il faut pour me remettre de mes émotions. C’était ça, le truc plat auquel je faisais allusion ci-avant.

 

http://www.zarbituric.com/wp-content/uploads/2012/01/fly_loab_recto_2012.jpg

 

Je rentre dans la salle. Un chti canapé me tend les bras, juste là. Je me pose. Un caméraman prend la pose au sol. Je tripe sur la musique. Je photographie. Pas trop les musiciens, en fait.

J’ai un sujet de photos qui me trotte dans la tête depuis quelques temps déjà : « la détente des corps », « quand le corps fait relâche ».  Et là, ça fait sens. Ce corps allongé, là, devant moi, en ombre chinoise… tantôt a cheval sur un rif, tantôt détendu, reposé, flottant sur les vagues…

J’aime bien les surcadrages, les mises en abîmes.

 

Zarbituric 2012-Jan-21 30

 

Je plonge.     

La musique m’enveloppe, me submerge.

Je ne sais pas quels sont les morceaux que j’ai entendus. Ca dépasse l’entendement. C’est une musique des sens. Je ne retiens pas les titres, juste les impressions. Et encore. Je les vis.

 

Zarbituric 2012-Jan-21 06

 

Un concert des Zarbituric, c’est une expérience sensorielle, comme… un trip. Mise en garde : ne pas se coller aux enceintes, ni à la batterie. 

Ca tombe bien, je ne le suis pas. La balance est bien faite, pas trop forte, juste comme il faut. Même assise à gauche, j’entends bien. En fait, je contre-balance en bouchant partiellement une de mes oreilles.

Ca fait du bien. Les circuits se reconnectent, quelque part, en dedans. J’aime. Ca résonne, ça bouge, ça fait du bien.

Leur musique me plonge dans un état entre veille et sommeil, un état modifié de conscience, un peu comme dans un rêve éveillé.

 

Zarbituric 2012-Jan-21 09

 

 

Zarbituric 2012-Jan-21 10

 

 

 

Il devient alors très risqué d’entreprendre avec moi une discussion d’ordre « terre à terre » genre : « le serveur veut encaisser les consommations » (au dernier concert à L’Entrepôt. J’ai failli dézinguer le pote qui avait commis le sacrilège de m’adresser la parole, et j’ai failli dézinguer le serveur, du même coup. De toute façon, il a dû attendre la fin du morceau. Faut pas déconner. C’est comme pour le groove de Kuzco. Pas touche, sinon, ben… A vos risques et périls.)

Très risqué aussi de tenter de me baratiner. J’ai beau être bavarde, parfois, il est des moments sacrés qui se passent de commentaires. Le seul baratin bienvenu reste celui du torrent.

Je comprends mieux pourquoi quelqu’un m’a dit hier avoir vu mon regard lancer des éclairs à un autre concert ! Sur le moment, je me suis dit que ça n’était pas possible : je kiffe à chaque fois ! Mais nan, pas que, effectivement : si on m’emmerde, je tue d’abord, je parle après. Après le concert, j’entends. Et encore...

 

Avant-dernière chanson.

Surprise de juste avant la fin : un morceau inédit (me demandez pas le titre !), pêchu. Ca réveille.

J’en redemande. Même pas besoin : ils avaient dit qu’ils feraient un morceau avec Jool'. Quelqu’un le leur rappelle. Le voilà justement qui revient, bondit sur scène, et là, ça se barre en live.

 

 Zarbituric 2012-Jan-21 37

 

Ils se marrent. Ils ont la patate douce. Pareil dans la salle. Bouquet final en explosions de rires. De la joie. LE KIFFE ! ( Tiens ! Je viens de piger le nom du précédent album ! arf. Je comprends vite, mais faut parfois m’expliquer longtemps…)

 

Zarbituric 2012-Jan-21 38

 

Pis après, comme c’était l’anniversaire de David Konopnicki : c'est parti pour un boeuf la moitié de la nuit ! On n'a pas tous les jours 30 ans ! 

Au prochain Sum case, vous savez ce qu’il vous reste à faire : vous chaussez vos pompes de sept lieues, et en route pour la joie !

 

 

Ah oui, les baleines :

1 ) C’est cool.

2 ) Patrick Van Eersel a écrit un superbe livre dans lequel il recense les recherches actuelles sur les cétacés, et leur force d’amour universel (je résume). Il a basé ses réflexions sur les recherches entreprises par Jim Nollman à Vancouver, qui joue de la guitare avec des orques. Le livre parle de la communication inter-espèces, et donne une furieuse envie de foncer vers le large, pour papoter joyeusement avec ces obsédés de dauphins, ou leurs gentilles et pacifiques cousines les baleines (dont il parait que l’haleine fleure bon le poisson pourri…).

 

 

3 ) Le rapport avec le concert : la même impression de « baigner dans un flux d’amour » qu’à l’approche d’une baleine. J’ai pas testé la baleine, les sensations décrites dans le livre (désolée, je le relis, mais j'ai pas encore retrouvé le passage), ça m’a fait penser aux concerts des Zarbituric. Tout pareil. La communication se fait sur d’autres plans.

4) La plage 9 du nouvel album s'appelle "Une baleine dans un verre d'eau". Ca s'invente pas...

 

Et l’album ?

Le premier album c’était bien, mais… il manquait un truc : le public.

Celui-ci il dépote. Ils ont pris un enregistrement live.

C’est ça, les Zarbituric : une alchimie entre les musiciens, leur musique, et le public.

Selon ce que le public leur envoie, selon l’humeur de chacun, le voyage musical prend une toute autre tournure. C’est interactif, mais ça se passe de mots. On n’est pas dans la tête, on est dans le cœur. C’est doux, c’est chaud, ça pulse.

Rien à dire de plus.

 

Au 9 février prochain donc, au Studio de l’Ermitage.

 

Pour ceux qui les ont déjà vus : aucun concert n’est pareil. Ca ne se compare pas. J’ai chaque fois l’impression de les entendre pour la première fois, et pourtant, il y a quelque chose de familier… Je me laisse bercer… emporter… réveiller les sens, en douceur…

 

PS : après écoute, et réécoutes :

Bon, ben, je confirme. L’album est vraiment cool.

Ca va devenir risqué de m’emmerder avec des conneries pour les jours à venir… 

 

 

Zarbituric 2012-Jan-21 27

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Quand le sound painting rencontre le cinéma : un ballet entre les images et la musique.

Publié le 6 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Concerts etc...

 

Ciné-concert à La Commune Libre d'Aligre le 21 décembre 2011

 

 

Ciné-concert, 21 dec 2011, Commune libre d'Aligre 026

 

Ca commence par un cours de soundpainting.

Les musiciens s’assoient face au « peintre sonore ». Certains se connaissent, d’autres non. Ils ont vu les films sans leurs bandes sons d’origine. Ils n’ont pas répété.

Au milieu, entre le peintre et ses « pinceaux », il y a le support : l’écran et les images des films que vont venir habiller la peinture sonore.

 

Le peintre prépare ses couleurs.

 

Ciné-concert, 21 dec 2011, Commune libre d'Aligre 023

 

Démonstration, explication ; les gestes, et leurs significations. Le cours se fait en accéléré. C’est beaucoup d’informations d’un coup. Nous sommes sages. Nous regardons, nous essayons de retenir tout ces « mots », en si peu de temps… Heureusement : nous ne sommes que le public. Nous n’avons qu’à ouvrir grands nos yeux et nos oreilles !

 

Les lumières s’éteignent. Le film commence :  Vivre, vivre, vivre.

Les sont jaillissent. Le peintre s’agite, les notes fusent, enflent, se suspendent… et reprennent de plus belle. La musique danse sur les images.

Le réalisateur est là. Le film est le sien, et en même temps un autre… Certaines scènes parlées manquent. Le montage a varié… et la bande son, si importante dans un film, n’est plus la même.Ses images ont rencontré les musiques des « pinceaux », le peintre les a accordées.

Les lumières se rallument. On est dans les temps, à commencer par celui d’une courte pause. Les regards se tournent vers le réalisateur. Il a aimé.

Ouf !

 

*** Entracte ***

 

Deuxième film, plus connu, conçu muet, montage inchangé : Le Voyage dans la lune de Georges Méliès. Du grand art. Reconnu. Encensé. Un classique parmi les classiques.

Cependant, ça reste un film de divertissement : la preuve par le son !

Le peintre lâche la bride à la créativité. Les rires, cris, sons, couacs, fusent, tempêtent… et viennent réveiller l’esprit d’aventure de ce film tant vu et revu. Il reprend de la vigueur. L’à priori« guindé » et « poussiéreux » du « vieux film » disparaît dans le rire et les exclamations facétieuses des musiciens. Ils se prennent au jeu, et nous avec eux. On rit. Ca fait du bien Nous refaisons le voyage sur la Lune, nous vibrons de concert.

Les images cessent, et les sons, emportés dans cet élan créatif, continuent encore un peu… la joie se transmet… nous n’avons pas envie que ça s’arrête. Nous, je. Je n’ai pas envie que ça s’arrête. C’est très amusant de redécouvrir Méliès.

 

Ciné-concert, 21 dec 2011, Commune libre d'Aligre 041

 

Deux films, deux rapports aux images.

Dans le premier cas, j’ai envie de foncer voir l’original, pour voir les différences, tester les sensations… profiter de cette étrangeté que l’on ressent quand on revoit en version originale un film que l’on a vu doublé et dans une version courte (à la grande différence qu’ici, la nouvelle bande son est bien plus riche qu’une bande de doublage enregistrée à la va-vite !)

Dans le second, je savoure pleinement la nouvelle version d’un film que j’ai bien dû voir cinq ou six fois. Ca fait du bien d’entendre bruisser, rire, s’exclamer… de voir revivre ces images que j’avais presque cru « dépassées »… mais non. Elles pétaient encore le feu !

Les ciné concerts, une nouvelle approche de ces vieux films de répertoire ? Une manière interactive de vivre le cinéma ? En tous cas, une manière amusante de découvrir, ou de redécouvrir des films ! Du ludique : ça fait du bien en ces temps de sérieux ! On en redemande !

 

 

Projection organisée par l'Association Synaps, collectif audiovisuel dans le cadre de leurs soirées Cinéma Voyageur.

 

Musiciens participants : 

Michaël Havard au saxophone, flûte traversière, et soundpainting

Singhkeo Panya à la clarinette et au saxophone

Nicolas Bongrand au trombone

Samuel Hirsch à la basse

Arnold Turpin à la batterie

Antoine Berquet au clavier

 

Michaël Havard, Samuel Hirsch et Arnold Turpin sont membres du groupe Arat Kilo.

Singhkeo Panya est membre du groupe Eth.

Nicolas Bongrand est coordinateur de l'association Pavéjazz et puis c'est mieux expliqué sur cette page , et on en revient au cinéconcert. J'ai pas encore "vu et entendu", mais c'est très tentant ! :)

Quand à Antoine le "clavier mystère" de la soirée, que les autres musiciens ne connaissaient pas auparavant, et bien... ? Mystère ! (Oh "lecteur ami musicien", si tu as des infos à ce sujet : les commentaires sont aussi là pour ça ! ).

 

Pour ceux qui ont envie de s'essayer au Soundpainting, je vous invite à contacter Deniz Fisek, éducateur en soundpainting, qui propose régulièrement des ateliers : denizfisek@gmail.com 

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