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Miss Lili's adventures

Mes contes (attention, ceux présentés ici ne sont pas destinés aux tout-petits, bien que certains soient adaptés), coups de coeur, découvertes, chroniques de sexytude (ce qui nous fait craquer, ce qui rend l'autre attirant). Bonne lecture !

Articles avec #instants catégorie

Canicule

Publié le 28 Novembre 2016 par misslilisadventures dans Instants

Mercredi 24 août 2016 (12h23)
Bouteille gelée tape tape au fond
presse presse pour faire tomber
un peu de glace fondante
la femme sur le quai du métro.
 
(18h03)
Caniveau, l’eau
rigole sur les pavés.
Et si j’y pataugeais ?
 
(18h31)
Métro, dans mon cou
le souffle de l’éventail
de ma voisine.
 
Jeudi 25 août 2016 (11h28)
Courant d’air. Grimpant
l’escalier du métro, la
dam’ ouvre les bras.
 
(22h15)
Vent sur le pont d’Arcole
un coup d’éventail
le pet disparaît.
 
(22h53)
Hé mais comment tu peux
oublier le charbon
à un barbecue !
(une femme dans la rue)
 
27 août 2016 (13h37)
Chaud chaud dans le métro.
Mollets qui suent.
Piqûre de moustique.
 
(15h23)
Chaud. J’ouvre.
Fenêtre sur la fournaise.
Tout compte fait, il fait frais.
 
(15h44)
En étoile sur le lit,
immobile, il ne fait
pas si chaud.
 
Etalée sur le lit
un fou rire et
me voilà en nage.
 
(22h27)
Trois visages spectraux
errent dans la nuit
le nez dans leur Iphone.
 
28 août 2016 (00h21)
Passe homm’ ou femm’ ?
Pieds nus dans l’herb’ croqu’ un’ chips.
Au ciel la cass’rol’.
 
(12h13)
En bas deux couches
pleines. Quatre petites jambes
pendent du balcon.
 
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Tankas et Haïkus après le 13 novembre 2015

Publié le 28 Novembre 2016 par misslilisadventures dans Instants

13 novembre
 
Dix messages au réveil :
ça va ? T’es où ?
Rappelle_moi !
 
« Attaques terroristes à Paris :
Signalez que vous êtes en sécurité
Prenez des nouvelles de vos amis »
 
(un sms dans la semaine)
Ca te dit une bouffe
à la maison et un tour
au Bataclan ? - Non merci.
 
Heure de pointe, regards
tendus, la bonne humeur
semble suspecte.
 
Murs gris, quais déserts
ambiance feutrée dans la rame
Oberkampf est fermé au public.
 
Devant des tentes
blanches, derrière une
marguerite de voitures
l’institut médico-légal
déborde sur le trottoir.
 
Politesse, une porte
tenue, que ça fait du
bien de sourire !
 
Dans la rue tachycardie
collective. Un scooter
vient de passer.
 
Devant les grands
magasins, bérets rouges, verts
et bleus. C’est Noël !
 
Des pubs à la télé
Disent que c’est cool
De jouer à la guerre.
 
En quatre par trois
sur les quais de métro,
l’armée recrute.
 
Inondation
 
A cause des
intempéries, le RER C est
fermé au public.
 
Sur la ligne 7
La station Pont Neuf est
fermée au public
 
Comme aurait dit Noé
Que d’eau !
Que d’eau !
 
La piscine Joséphine
Baker est cernée
Par les eaux.
 
14 juillet
 
Fête Nationale à la
Fenêtre, je regarde
Le feu d’artifices.
 
14 juillet sanglant
A Nice, un camion
Fonce dans la foule.
 
Le camion en boucle
A la télé, j’ai du
Mal à y croire
 
Des corps au sol un
grand silence sur la
Promenade des Anglais
Le journaliste choqué
Répète l’indicible.
 
Après « je suis Charlie » :
photos de profils filtrées
en bleu blanc rouge.
 
Canicule
 
Caniveau. L’eau
Rigole sur les pavés.
Et si j’y pataugeais ?
 
Métro, dans mon cou
Le souffle de l’éventail
De ma voisine.
 
(bombardement)
En bas deux couches
Pleines. Quatre petites jambes
Pendent du balcon.
 
9 novembre
 
Anniversaire de la chute
Du mur de Berlin. Les USA
basculent à l’extrême.
 
Les demandes d’émigration
au Canada font planter le site.
Un québécois s’interroge :
Faut-il construire un mur ?
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Mon arbre

Publié le 15 Novembre 2012 par misslilisadventures dans Instants

J’ai traversé le jardin. Je suis montée dans l’arbre, et j’ai regardé à travers les branches le soleil se coucher, tout là-bas, à l’horizon.

Et j’ai pleuré doucement.

Et j’ai laissé le silence de la nuit me bercer.

Je me suis endormie dans les branches de l’arbre, et je ne suis pas tombée.

Il m’aime.

 

 

 

 

 

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En silence...

Publié le 2 Novembre 2012 par misslilisadventures dans Instants

Serrée en boule sur ma chaise

Je résiste au froid

 

Je regarde l’amer

Et me perds

Dans les méandres

Du grand rien

 

Tu n’y es plus depuis longtemps

Parti

Fourbu

Tu n’inspecte ni ne guette

 

Absorbé par le couloir

 

Les marches sonnent vides de toi

 

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Le manque de toi

Publié le 1 Novembre 2012 par misslilisadventures dans Instants

 

 

 

Je n’ai pas eu envie de t’appeler.

Je n’ai pas eu envie de prendre ta main dans la mienne.
Je n’ai pas eu envie de te serrer fort dans mes bras jusqu’à voir la neige tomber au dehors…

Je n’ai pas eu envie de tout ça.

Non.

Je ne veux pas sentir le manque de toi. Ca fait trop froid.

Ca fait trop mal.

Alors, je fais comme si.

Comme si j’ai rien senti.

Comme si j’ai même pas mal.

Comme si c’est pas grave.

Comme si c’était pour toute la vie sans toi et que tant pis…

C’était pas ça.

Pas le bon moment.

Pas la bonne vie ?

Je ne sais pas.

J’ai fait semblant.

Et puis…

Le manque est revenu.

Une chanson et les larmes coulent et tout d’un coup,

Il est là.

Il me prend dans ses bras, tout doucement,

Il me berce tendrement,

 

On danse…

 

 

© Adler Caroline,  Paris, 1er novembre 2012  

 

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Hors temps in situ la vie

Publié le 17 Mai 2012 par misslilisadventures dans Instants

 

L’amour est tapit là, tout au fond, baigné de larmes sans nom,

Sans âge

Sans attache

Hors temps in situ la vie

 

 

 

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Born to be alive

Publié le 21 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Instants

J’ai mal. C’est atroce. J’ai l’impression que toutes mes cellules se mettent à hurler leur manque d’amour et de tendresse. J’ai mal, et je ne sais pas comment faire, j’ai peur de sentir ça. J’ai peur de sentir à quel point ils me manquent tous.

J’ai peur.

J’ai peur du manque.

J’ai peur de me faire engloutir par la gueule monstrueuse du manque d’amour, cette gueule immense qui me poursuit.

Le mal d’amour.

Le mal d’amis.

Ma famille de cœur. Tombés au combat.

Autant de mains qui ne se posent plus sur mes bras, sur mon épaule, qui ne passent plus dans mon dos pour me réchauffer l’âme quand le vent du désespoir souffle.

Alors, mon corps souffre et suinte la tristesse.

J’ai mal, et aucune épaule sur laquelle poser ma tête pour pleurer. Pas de bras pour me réconforter.

Qu’il est loin le temps des grandes amitiés.

Il n’a duré qu’un temps.

Trois ou quatre printemps, et l’automne est venue.

« Villes assiégées »

Quelqu’un quelque part a ouvert la porte d’Ys.

Quelqu’un quelque part. Et l’alcool s’est déversé à flots. Et certains s’y sont noyés.

Et le shit a tout enfumé. Et certains se sont égarés, errant sans feint dans le brouillard…

Et la peur a bâti des murs, encore plus hauts, encore plus sombres, autour des étoiles pour les empêcher de luire. Trop d’amour tue. C’est bien connu ! Non ? Je me trompe ? Je ne sais plus. Je suis perdue. Il fait trop sombre ici. Le bateau sombre corps et âme, je divague, vague à larme.

Je rame. Je ne noie plus mes pieds dans ses sangs dalles.

Délit de fuite en avant, j’avance à corps perdu, et retrouvé. Je ne sens plus mes pieds, je les sens, à nouveau. J’ai mal. Mal de sentir le sol, là, facile à aimer, mais à ressentir, il n’est plus le même à m’aimer.

J’ai chanté, changé, chamboulé le passé. Je classe, chasse, et terrasse les démos d’amur. 

« Comme un lamentin qui se lamente dans les eaux troubles du manque… »

Mano qui revient, chanter, du fond de l’oubli. Ses mots résonnent encore. Ca tangue et cogne en dedans. La vie est là, toujours, vive. Passions rêvées, immobiles, vives.

J’arrive à m’échapper. J’arrive à m’aimer. J’arrive, je pars, je démarre, je file comme le vent, je m’étends, je déploie mes ailes de géante, et je plane, parce que j’aime ça, parce que je suis comme ça. Je suis faite pour voler, haut, très haut, près des étoiles, parce que je suis née pour moi, pour danser avec elles sur le fil du souvenir et de la danse de la vie.

Je ne suis pas là pour ça. Je ne suis pas là pour l’ennui. La solitude. L’oubli. Le néant. Songe. Son « je ».

Je suis. Je suis ici, là, partout. Je suis.

Je suis née pour vivre.

Je suis née pour aimer. 

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Ombre et lumière (2)

Publié le 16 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Instants

En Espagne, en été, l'ombre est une bénédiction. 

En amour, c'est pareil. 

L'amour brûle, et quand arrive le temps des larmes, ben, ça fait du bien. Ca raffraichit un peu avant de recommencer à brûler ensuite. 

Les larmes font partie du cycle.

 

Et puis, quand ça fait mal, parce qu'il n'y a pas que l'amour qui fasse mal, alors l'amour est là pour réchauffer l'âme. 

 

Flamenco. 

Le temps des larmes, éclairées par le feu de la passion. 

 

J'ai le mal du pays... 

 

http://www.le-pacte.com/uploads/media/limits_of_control_web_0.jpg

Scène de Flamenco dans The Limits of control de Jim Jarmusch

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