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Miss Lili's adventures

Mes contes (attention, ceux présentés ici ne sont pas destinés aux tout-petits, bien que certains soient adaptés), coups de coeur, découvertes, chroniques de sexytude (ce qui nous fait craquer, ce qui rend l'autre attirant). Bonne lecture !

Articles avec #sur mon chemin... catégorie

C'est triste, et beau...

Publié le 28 Avril 2012 par misslilisadventures dans Sur mon chemin...

Quand je suis triste, j'aime beaucoup écouter des chansons tristes. 

Je me sens moins seule dans ma douleur. Ca m'apaise... 

 

Quand quelqu'un que j'aime est triste, ça me touche. Alors, j'ai envie de la/le consoler. 

 

Le problème, c'est que, comme moi, beaucoup n'osent pas partager cette émotion de peur de déranger l'autre. Les gens ne prennent plus le temps de se consoler. 

 

J'ai dit non à mon médecin il y a quelques années quand il a voulu me prescrire des médicaments.

Je n'ai pas voulu ne plus sentir. Ma tristesse est l'autre face de l'amour que j'ai eu. Je ne veux pas l'effacer, la déconnecter, car pour ce faire, me déconnecter également de ce même amour. 

Je ne veux pas. 

Alors, j'écoute des chansons tristes, des chansons qui pleurent avec moi, j'écoute des chansons qui me bercent, comme une caresse... 

 

Je pleure. Les larmes apaisent le feu de la douleur. 

 

"Le soleil vient après la pluie." 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour pas replonger ensuite : 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Etrange soirée...

Publié le 2 Mars 2012 par misslilisadventures dans Sur mon chemin...

Une bien étrange soirée, toute en décalage... 

Comme j'étais pas trop en phase, je préfère ne pas nommer les groupes. Ca sert à rien. (à part pour le premier, que j'ai beaucoup aimé, malgré l'ambiance très étrange. Ya des musiciens, quand j'écoute leur musique, je pars loin. Une touche d'harmonie au milieu d'un univers dissonant. Surréaliste. Heureusement qu'il était là. Ca a apporté un peu de soleil...). 

 

Ca a commencé par mon retard au concert. Jusque là, rien d' "anormal". 

J'ai râté 10 minutes selon la dame de l'entrée. Certes. Mais quelles 10 minutes ! zut zut. C'est pas faute d'avoir couru pourtant. Peux encore mieux faire. 

Et puis j'arrive dans la salle, et là, tout les gens sont collés sur des banquettes le long des murs, et au milieu... 5 ou six personnes debout. Un côté vieille salle de bal fantômatique... Pourtant, sur scène, le chanteur chante, et bien ! (j'ferai une note exprès sur l'album, parce que là, dans le contexte de la soirée, il fait nuage bleu en pleine débacle...)

Je continue donc. 

Ensuite, second groupe.

Les gens se lèvent des banquettes comme des marionnettes, et viennent s'aglutiner devant la scène. Tous debouts, serrés les uns contre les autres, attirés par une force invisible... Un peu comme ces zombis dans les films. 

La masse de zombis forme comme un écran. Je n'arrive pas à passer au delà de ce filtre. Je n'accroche pas avec le groupe... Du coup, je dessine. 

Et je dessine. 

Et je dessine...

Après avoir finit mon troisième dessin, mon voisin de table me complimente. Il aime. Il trouve ça beau. 

Cool. 

Je dessine rarement en public. Généralement, je suis accompagnée... mais là, non. 

Il est éditeur au Bengladesh. Il est poète. Il me propose de faire les illustrations de son prochain livre. Il me demande de faire son portrait (pas mal, mais il est parti avec). Je fais très rarement des portraits. J'aime pas trop. Si je "rate", les gens sont vexés. Il est content. Re-cool. 

Il me propose d'éditer mes contes en bengali. Re-re-cool (affaire à suivre...).

Troisième groupe plus sympatique, public plus vivant. Petit pogo collé à la scène. 

L'ambiance me rappelle le Maximonstermusicshow. La soirée dans son ensemble en fait.

Ca vient peut-être de l'âme de la salle... je ne sais pas. 

Le concert fini, je rentre. 

Quai du métro. 

Le temps du métro clignotte. Deux personnes assises sur des sièges. Un homme et une femme ; entre deux âges. Fatigués. Elle m'interpelle et me demande si j'ai une pièce ou un ticket resto. Elle m'appelle d'un nom affectueux. Elle me dit qu'elle m'aime. Elle a beau être dans la mouise, elle aime. C'est beau. C'est touchant. Je lui souris. 

Elle me demande s'ils peuvent dormir chez moi ce soir. Je réponds que c'est tout petit chez moi. C'est vrai, ya juste de la place pour moi. 

L'homme se lève et vient me demander de recharger son portable. Il n'a pas de lunettes, et n'arrive pas à déchiffrer les numéros sur la carte. Je recharge le portable. 

Il est heureux. Il m'appelle sa cousine. Il m'embrasse sur la tête, comme un père aurait fait à sa fille. Il me dit de faire attention à moi quand je monte dans le métro. 

 

Dans le métro, les gens sont zombis. Tout pareil qu'au concert. Certains dorment, les autres... 

Les autres sont comme hypnotisés, l'esprit ailleurs. 

Un seul homme est éveillé. Debout devant moi, le regard fiévreux, il regarde un mec assis derrière moi avec un sourire... carnassier? Jubilatoire? Entre les deux. Je change de wagon et je remonte tranquillement la rame. 

Il suit, quelque part. Il avait un posca dans la main. Le sac bleu encre, et les mains... les mains bleues également. Et deux yeux comme des billes lumineuses. Une capuche sur la tête... On dirait un personnage de BD. 

On arrive en station. Je sors. 

Je saute dans un bus de nuit. 

Les gens sont complètement barrés aux arrêts. Ils semblent errer sans but, portés par le hasard. On ramasse quelques naufragés, on charge un groupe qui s'échouera un peu plus loin, courte escale dans un bus les rapprochant un peu plus de leur but.... But ? Une sorte d'espérance à laquelle s'accrocher pour ne pas sombrer en route. Avec un peu de chance, le petit matin les délivrera avant, parce qu'une fois arrivés... que feront-ils ? 

Un temps de déchéance ? Je ne sais pas. 

Une bien étrange soirée... 

 

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Partir... avec les VRP

Publié le 3 Février 2012 par misslilisadventures dans Sur mon chemin...

Il y a des chansons qui vous (en)chantent la vie ! 

Celle-ci est de celles-là. 

 

Une phrase surtout, mythique, sublime, poétique. 

Une image qui me poursuit depuis tout ce temps, jusque sur le chemin de St Jacques, où un matin, face à un escargot en pleine action, elle resurgit soudain éclairer ce petit matin pluvieux : 

 

"Cet escargot qui coure au loin me dit sûrement que je vais bien.

 

Et nous tenâmes jusqu'au soir, bravant fièrement le fumet de la porcherie dans le vent, en haut de cette p...n de côte en fin de journée, réfugiés derrière mon foulard, serrés les uns contre les autres pour ne pas flancher, et toujours, cette image d'escargot brave des braves, défiant les éléments, là-bas, au loin, à l'horizon... nous répétant que nous "allions bien". 

 

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Wheels within wheels : une main tendue à travers le temps

Publié le 1 Février 2012 par misslilisadventures dans Sur mon chemin...

Parfois, je me réveille, et je ne sais plus trop où je suis.

Parfois, ça fait tellement mal à l'intérieur qu'aucune parole ne semble pouvoir venir apaiser le malaise. 

Parfois, je ne sais pas qui appeler, tellement le moindre conseil type : "tu devrais faire ceci", ou "cela" sonne comme un baillon à cette douleur insoutenable que je ne peux nommer. 

Alors, alors, c'est là que ma main se tend vers un CD, le glisse dans la platine, et roule ma poule !

 

C'est ce que j'ai fait ce matin, avec Wheels within wheels de Rory Gallagher. 

Je parle anglais. J'en ai fait 9 ans. Pourtant, je ne me connecte pas au sens des paroles des chansons quand j'écoute de la musique. Je reste dans une sorte de flottement entre sons et âme... un état intermédiaire entre le songe et la réalité. Je plonge en moi. 

 

De temps en temps, pourtant, quand une chanson me touche plus que de coutume, quand elle semble entrer en résonnance profonde, quand je sens vibrer cette corde d'émotion, celle qu'on nomme "la corde sensible", qu'une note d'une pureté éclatante se fait jour, et illumine mon âme, alors, je vais voir quels sont les mots qui dansent sur cette musique.

 

C'est ce que j'ai fait ce matin avec la chanson Wheels within wheels

 

 

If you keep on walking, 

You'll walk right out of sight

And if you keep, your eyes closed,

You will not see the light

 

Just give me a chance, to put it right

 

And if you keep your heart closed, 

You live out in the cold

And you'll go on searching,

On such a lonesome road

 

Let me be the one, you wanna hold

 

Wheels within wheels,

Confuse what you feel a little bit

Wheels within wheels, 

Won't hide the hurt I have felt

 

I could keep on trying,

Looks like it's all in vain

Something's truly got you

It's carrying you away

 

Don't leave me stranded, in this empty space

 

 

 

Rory a disparu il y a de nombreuses années, et pourtant, en lisant ces paroles, en les chantant en choeur avec lui, j'ai eu l'impression qu'une main amie venait se poser sur mon épaule. 

 

Parfois, il faut savoir passer mon chemin, et dire au revoir à ceux qui ne veulent, ou ne peuvent pas être aimés de moi. 

 

Je n'y peux rien. Je ne suis pas la seule. Lui aussi a ressenti ça, avant. Je suis triste, très triste, mais je me sens moins seule, et ça, ça n'a pas de prix. Je peux être triste, je suis seule, mais en même temps, je sais que quelque part, au delà du temps, il y a au moins lui qui me comprend. 

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La fête, coûte que coûte, c'est ça la vie !

Publié le 25 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Sur mon chemin...

L'Espagne a beau être en crise, ça n'empêche pas les espagnols de faire la fête, et de la faire bien.

 

Nan mé ! On n'est pas champions du monde de foot pour rien !

 

 

Spectacle pyrotechnique made by Europlá !  

 

 

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Ombre et lumière

Publié le 14 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Sur mon chemin...

Parle aussi toi,

parle en dernier, 

dis ta Parole. 

 

Parle - 

Mais ne sépare pas le Non du Oui.

Donne à ta parole aussi le Sens : 

donne-lui de l'Ombre.

 

Regarde tout autour : 

vois, comme cela devient vivant à la ronde - 

Auprès de la Mort ! Vivant ! 

Il parle Vrai, celui qui dit l'Ombre. 

 

Paul Celan, Parle aussi toi,

in Von Schwelle zu Schwelle, 1955

 

J'ai lu ce poème il y a quelque jours. Il est mis en exergue du livre de Jean-Claude Ameisen Dans la lumière et les ombres : Darwin et le bouleversement du monde. (Ed. Fayard/Seuil, coll. Points, Sciences, 2008). Jean-Claude Ameisen présente depuis 2010 une émission sur le sujet le samedi matin de 11h à 12h sur France Inter : Sur les épaules de Darwin


Hier soir, j'ai acheté un disque de Luz Casal. (voir note)

Sur cette compilation figure la chanson Negra sombra, tirée d'un poème de la poétesse galicienne Rosalía de Castro. 

 

Poème en galicien et traduction en espagnol. 

Traduction en français.

"(...)

Tu es en tout, et tu es tout

Pour moi et en moi, tu demeures

Jamais tu ne me quitteras

Ombre qui toujours m'assombrit

(...)"

L'ombre, inséparable de la lumière... on en revient à la même idée que celle du poème, et du livre d'Ameisen.

Si on remplace l'ombre par la lumière, on retombe sur la définition de la lumière divine, l'amour divin.

Mais la mort est-elle entithétique de l'amour ? Je ne le pense pas. 

Alors? 

L'ombre du poème serait donc également de la vie ? Yin et Yang s'alternant. Le petit point noir, la semence de Yin dans le Yang, en attendant le cycle suivant... la roue tourne, tout se transforme... le livre des transformations... (Yi King)

En allant un peu plus au sud, au berceau de la culture hindoeuropéenne, il y a peut-être une réponse. 

On retrouve la symbolique Hindouiste de Pârvatî, l'épouse de Shiva, qui peut être représentée sous son aspect-temps destructif : Puissance-du-temps (Kâlî), mais symbolise également l'instrument du pouvoir procréateur de Shiva. Dans ce cas, cette énergie est appelée la Puissance-de-jouir (Rati). Je m'arrêterai là avec les différents noms de Pârvatî. 

Je perçois l'Hindouisme, non pas tant comme un polytéisme, mais comme une manière d'enseigner une philosophie, une interprétation du monde, de manière imagée et ludique. 

Si la question vous intéresse, je vous conseille la lecture du livre Mythes et dieux de l'Inde : Le polythéisme hindou d'Alain Daniélou (éd. Flammarion, coll. Champs essais, 1994). Il est clair et assez complet. C'est une bonne première approche de cette culture complexe, mais ô combien attirante ! 

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"Y de noche (...) pour ne pas te sentir seul, tu te souviendras..."

Publié le 14 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Sur mon chemin...

Des fois, j'ai juste envie de marcher. Alors, je sors de chez moi et je suis mes pieds. 

Essayez ! C'est très surprenant. Ils nous guident parfois à des endroits très bien fréquentés ! 

 

Hier soir, donc, je suis sortie de chez moi, et j'ai suivi mes pieds.

Ils m'ont menée dans un magasin de CD ouvert le soir. 

J'aime bien aller farfouiller dans les rayonnages à la recherche d'un disque oublié, ou inconnu, comme quand on retrouve un ami au hasard d'un trottoir, ou qu'on lie connaissance avec quelqu'un...

Dans un des bacs, les CDs étaient écartés, comme pour m'inviter à regarder le titre du disque ainsi dégagé : Luz Casal. 

http://luzcasal.free.fr/Francais/disco/bestof-france.jpg

 

Ca fait trois semaines que je me dis qu'il faudrait que je me le procure. Trois semaine que "Piensa en mi" me trotte régulièrement dans la tête...

Hasard vous dites? 

 

J'ai pas trouvé l'extrait de Talons Aiguilles auquel je pensais (le deuxième tour de chant de Letal). Voici donc le face à face entre la fan, et l' "originale". 


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