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Miss Lili's adventures

Mes contes (attention, ceux présentés ici ne sont pas destinés aux tout-petits, bien que certains soient adaptés), coups de coeur, découvertes, chroniques de sexytude (ce qui nous fait craquer, ce qui rend l'autre attirant). Bonne lecture !

Articles avec #chroniques de la sexytude catégorie

Les Grands timides (explosif !)

Publié le 16 Février 2012 par misslilisadventures dans Chroniques de la sexytude

Les Emotifs anonymes : un film qui déchire tout, et une réalité trop longtemps ignorée. 

 

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/HACHETTEJEUNESSE/2007/9782012248694-G.jpg

 

Zut. Bon. Si c'est pas très cohérent, excusez-moi. Il semble que mes émotions se mettent à bouillonner et crépiter et déborder de leur lit rien qu'à l'idée que je parle d'elle. 

Ralala. 

 

Bon. 

 

On parle rarement de l'émotivité comme d'un critère de sexytude. Pourtant, quelqu'un qui a des émotions, ça peut aussi avoir beaucoup de charme. 

Pierre Richard et le film La Chèvre a beaucoup fait pour réhabiliter cela dans l'imaginaire collectif. Perso, c'était mon héro quand j'étais petite. 

Un mec qui ne fait que déclencher des catastrophes à la chaîne, mais finit quand même par retrouver la femme de ses rêves après moulte péripéties... 

D'ailleurs, peut-on appeler ça des catastrophes, vu qu'elles le conduisent jusqu'à elle? Le chemin est mouvementé, mais finalement, il trouve toujours une solution à son problème (un dispensaire en pleine jungle). 

Bon. Le problème, c'est que le grand timide n'est pas vraiment du type de Pierre Richard mais plus comme Benoît Poelvoorde dans Les Emotifs anonymes, qui essaye de sauver la face, mais est pétrifié par sa propre timidité, et ses auto-jugements terribles. Il se met la pression, finit par faire en grand, en très grand, et se fait peur tout seul au final, que ce soit en essuyant un refus (ouf ! elle ne m'aime pas !) ou, pire, en se retrouvant confronté à une émotion partagée (rhaaaaaaaaaaaaaaaaa ! Oulà ! Mais c'était pas prévu ça ! COmment donc? Pas possible ! Elle peut pas m'aimer ! ? COmment ooooooseeuuuu-t-elle sortir du cadre de mon habitude? Hein? Ralala ! Et je fais quoi là ? Courir. Vite. Le plus vite possible. Creuser un trou comme le fils de la famille Adams dans un épisode de la série, et aller jusqu'en Chine, et reboucher le trou, et plus jamais revenir. Un peu de vélo, ça ne me fera pas de mal. Voir une petite rando sur la grande Muraille. Oh, et puis, pourquoi pas moine dans un monastère dans la montagne, histoire de me rafraîchir un peu les idées? OUééé. La montagne, ya que ça de vrai ! Mais... mais... elle est passée où? Ouf ! Elle est partie.)

 

Les Monsieurs et Madames avaient très bien saisi cela dans la rencontre entre Monsieur Silence et Madame Timide. Ils ont tellement peur, qu'ils se cachent sous la table, et se retrouvent dos à dos... et sursautent... et se trouvent ! :)  C'est trop mimi.

 

Dans la vraie vie, à moins de courir à toutes jambes dans la même direction, c'est un coup à se croiser à l'autre bout du monde ! Dommage. 

 

Si vous êtes un grand émotif, je ne saurais trop vous conseiller de voir le film de Jean-Pierre Améris. C'est un petit bijou en son genre. J'ai ri et pleuré comme rarement. 

 

Citation : "Je n'ai aucun problème avec les femmes. Elles me terrorisent !"

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Argile rose vs Bouton de fièvre

Publié le 8 Février 2012 par misslilisadventures dans Chroniques de la sexytude

 

 

http://ysengrimus.files.wordpress.com/2008/10/toulouse-lautreclebaiser1892.jpg

Henri de Toulouse-Lautrec

 

 

Un des plus grands ennemis du baiser : le bouton de fièvre !!!

 

Un vieux truc de grand-mère est de faire une pâte avec du bicarbonate de soude (alimentaire) et de l'appliquer sur le bouton en train de vouloir se former. Encore faut-il en avoir sous la main...

 

J'en ai un qui est apparu sur ma lèvre lundi après-midi, dans le métro... 

 

J'ai testé l'efficacité des applications d'argile rose. On en trouve en tube déjà toute prête, ils appellent ça "masque argile rose". Attention aux ingrédients toutefois, certaines marques ajoutent des huiles essentielles. La mienne ne contient que de l'argile rose (Kaolin, Illite) et de l'eau.  

Je pense que de l'argile verte (Illite) devrait avoir le même effet. A tester... Perso, avec le froid qui fait, et la réactivité de ma peau, j'ai préféré tester la rose. Et puis, si il en reste un peu dans la croûte, c'est tout de même plus classe de se balader avec un résidu couleur chair plutôt qu'un truc verdâtre... 

 

Tout ça pour dire que ça a marché, enfin, ça va mieux déjà.  :) 

 

Moralité : toujours avoir un tube d'argile sur soi ! 

 

Signification psychosomatique du bouton de fièvre (herpès labial),

d'après Le lexique de Dis-moi où tu as mal de Michel Odoul

(en très résumé, dans le livre c'est beaucoup plus précis) : 

 

Manifestation du feu qui est en moi, et qui cherche à s'exprimer. Il me reste à exprimer de l'irritation, de la colère, une surcharge d'énergie dûe à une ancienne agression qui m'a laissé avec des défenses amoindries.

- Qu'ai-je à dire qui me brûle?

- Qu'ai-je dit qui m'a brûlée parce que dit trop vite, ou trop fort? (là, vraiment, je vois pas)

En gros : c'est mieux de dire les choses que de les garder pour soi, mais pas trop fort non plus, parce que sinon, ça brûle. Ok. J'suis super avancée ! 

 

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Le baiser de Mme Darling

Publié le 2 Février 2012 par misslilisadventures dans Chroniques de la sexytude

Extrait du livre Peter Pan de James Matthew Barrie, au début du chapitre 1 : 
"C'était une belle dame à l'âme romantique avec une bouche si gentiment moqueuse. Son âme romantique était pareille à ces boîtes gigognes qui viennent de l'Orient mystérieux et qui, autant que vous en ouvriez, en contiennent encore une autre. Et sa bouche gentiment moqueuse portait un baiser que Wendy ne pouvait jamais cueillir bien qu'il fût là, bien en vue, au coin droit des lèvres. 
(...)
[Mr Darling] eut tout d'elle, sauf la plus petite des boîtes gigognes et le baiser. Il ne sut jamais pour la boîte et, avec le temps, cessa d'essayer pour le baiser."
Le fameux baiser suspendu au coin des lèvres, insaisissable, de Mme Darling. 
Celui qui ne peut se décrocher qu'en arrivant à l'émouvoir profondément... à toucher son coeur d'enfant, là, tout au fond caché. Mr Darling, le pauvre, a oublié son âme d'enfant quand il se marie avec elle. C'est perdu d'avance. 
C'est nul les histoires d'adultes. 
C'est nul les histoires où on ne croit plus aux rêves, où on reste collés au sol gris et quotidien. Mais putain ! C'est quoi l'amour si ce n'est justement un vent de rêve qui nous emporte, un tourbillon qui vient ranimer l'âme, chambouler les repères, réveiller le frisson de l'aventure, et donner envie de prendre le large, et hisse et haut moussaillon ! 
Une amie m'a dit un jour qu'on peut savoir comment l'autre se comportera dans le secret de l'alcove rien qu'à sa manière d'embrasser. Même Ling dans Ally McBeal elle le dit que c'est important le premier baiser. Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir d'un premier baiser... tout est là. 
Le truc, c'est qu'à dire ça, c'est un coup à se coller la pression, et à en perdre toute spontanéité. Et là : tintin pour décrocher le baiser du coin droit des lèvres... 
La quadrature du cercle ! 
Oh, la solution pour le baiser de Mme Darling est dans le livre ! Je ne vous dit pas où, ni comment. A vous d'y plonger. 
Petits veinards pour ceux dont ce sera la première lecture : c'est l'un des plus beaux livres que j'ai lu de toute ma vie. De la poésie à l'état pur, truffé d'humour, qui plus est ! Un régal. 
Et un autre baiser de cinéma, magique également, tiré cette fois de My Blueberry nights de Wong Kar Wai. 
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