Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Miss Lili's adventures

Mes contes (attention, ceux présentés ici ne sont pas destinés aux tout-petits, bien que certains soient adaptés), coups de coeur, découvertes, chroniques de sexytude (ce qui nous fait craquer, ce qui rend l'autre attirant). Bonne lecture !

Articles avec #lecons de vie filmiques catégorie

Super nanas de cinéma : "Maman est folle" et Sylvie

Publié le 18 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Leçons de vie filmiques

 

 

Maman est folle

(France / 2007 / 1h35)

de Jean-Pierre Améris

Avec Isabelle Carré, Marc Citti, Nazmi Kirik, Christine Murillo, Zacharie Chasseriaud, Elisa Heusch, Christian Bouillette, Philippe Duquesne.

 

Ce très beau film aurait mérité un passage sur Grand écran, et plusieurs César... Mais je ne suis pas certaine qu'il aurait pénétré aussi profondément le coeur des gens. 

La télévision permet aux histoires de s'inviter dans les chaumières... et de toucher des personnes qui n'auraient pas forcément eu la possibilité de se déplacer dans une salle obscure. 

Pour ce film, c'est une chance. Il avait créé l'événement. 

L'histoire est portée par la grâce. 

Sylvie, jeune mère au foyer, fait la connaissance d'un réfugié clandestin alors qu'elle a une roue crevée sur le bord d'une route. Jallal vient à son secours. Il l'aide. Elle le voit. Elle voit l'homme sympathique, amical, gentil, en lui.  Il n'y a pas de mal à se lier d'amitié avec quelqu'un. Elle ne se pose pas de question. Aimer ne peut tout de même pas être un crime ! Si ?

 

L'histoire m'avait d'autant plus troublée que j'étais (et je suis toujours) très concernée par les question de réfugiés, de camps... 

Une partie de ma famille s'est réfugiée en France à la fin de la Guerre Civile espagnole. A l'époque, le gouvernement de Mr Blum (Front populaire) submergé par l'afflu de réfugiés (s'ils les avaient soutenus avant... je ne serais pas ici pour en parler, ok), avait fait construire à la hate des "camps" le long des routes de passage (le plus tristement célèbre restant le camps d'Argelès-sur-mer). En fait de camps, c'était des bouts de plages entourés de barbelés. Sans rien pour se chauffer. Sans rien à boire. Sans rien à manger. Sans rien pour se protéger de la morsure du froid. Il gelait à pierre fendre. Au pied des Pyrénées, il neige, aussi... Un cauchemar. Des mouroirs. Et personne pour venir ramasser les morts... Rien pour creuser le sable durcit par le gel. 

Le bétail des fermes alentours avaient droit à plus d'égards. 

Je pensais cette époque révolue. 

On refuse toujours de comparer ce qu'on pense incomparable. 

Mais l'histoire bégaie. 

Il n'y pas d' "évolution". Juste de l'amnésie. 

On en prend d'autres, et on recommence. 

Et plutôt que de se demander quoi faire pour éviter que des hommes aient besoin de fuir leurs pays pour rester en vie, comment les aider avant, on continue à fermer les yeux, et à faire comme si ça n'existait pas. 

 

Je suis triste d'écrire cette note. J'ai l'impression de pisser dans un violon. J'ai l'impression que ça ne servira à rien. Comment quelques petits mots balancés sur une page de blog, un matin d'hiver, pourraient faire changer une situation aussi attroce que celle des réfugiés politiques, économiques, écologiques... 

Comment ? 

"De l'influence du battement des ailes d'un papillon sur la formation des tempêtes".

Une chose est sûre : ce n'est pas en m'empêchant de l'écrire, par découragement, que ça servira à quelque chose. 

 

A sa sortie en DVD, le film était très cher, mais maintenant, il est très abordable. 

Si vous avez des cadeaux à faire : foncez ! Il est vraiment magistralement interprété. Et puis, il est plein d'amour, plein de vie. Ok, c'est un sujet profond. Mais n'ayez pas peur de l'émotion : elle porte un souffle d'humanité que je n'avais pas rencontré dans un film depuis bien longtemps. 

En plus intensément, ce film m'a autant touchée que Out of Africa, Vol au dessus d'un nid de coucou, Beauté volée, Hair, ou Beignets de tomates vertes

Pour une fois que le "cinéma" français produit un film aussi riche en émotions : ce serait dommage de ne pas en profiter !

commentaires

Super nanas de cinéma : "Qui veut la peau de..." Jessica Rabbit

Publié le 16 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Leçons de vie filmiques

Ze Super nana dans toute sa splendeur. 

Une super vamp. 

La femme fatale par excellence, enfin, dessinée comme ça. 

 

Parce qu'en vrai, elle n'est pas comme la  Cendrillon ou le Petit Chaperon rouge de Tex Avery, elle n'est pas QUE belle. (Bon, ok, après revisionnage, le Petit Chaperon, elle est pas QUE belle, elle a du répondant).

Jessica sa Jessica de Roger, elle a un coeur, et un cerveau, et elle sait s'en servir. Elle a même une main qu'elle sait balancer à la figure des mecs qui l'importunent (il me semble qu'elle fait usage d'une poêle pour assomer Roger dans une des scènes... Une parentée cachée avec Terry Dolittle?). 

 

Jessica Rabbit dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ? de Robert Zemeckis

 

J'aime beaucoup la réponse de Betty dans cette scène :

Eddy : - Elle est mariée à Roger Rabbit ?

Betty : - Oui, quelle chance elle a! Hein?

 

Et oui. Elle en a de la chance ! Elle n'a pas un merlan bavant (ok, un merlan est un poisson aux yeux ahuris, si en plus il bavait... m'enfin, c'est poétique, vous m'aurez comprise, sinon, ben, tant pis) pour mari. Ni un connard à la "mari de Gilda" (macho odieux), ni un mec comme Eddy qui fait tout le temps la tronche et passe son temps à se rincer le gosier au whisky.

Jessica, elle, elle a un mari fou d'amour pour elle, qui passe son temps à la faire rire. Et ça, ça, c'est rare et précieux.

Parce que des mecs qui restent la bouche ouverte en la voyant, Jessica, elle en a à la pelle ! Mais un mec drôle et attentionné, ben, y'en n'a pas des masses, et ça, elle, elle l'a compris.

Et puis, pour sauver son époux, elle est prête à tout. Même à gifler des hommes. Même à l'assomer, lui, son aimé, s'il le faut. Jessica elle est comme ça. Et c'est pour ça que je l'aime bien. 

Finalement, les garces sont-elles garces, ou la majorité ne sont-elles pas comme Jessica, à la recherche d'une perle rare perdue dans une botte de fouines (oui, je sais, je suis pas sympa pour les hommes en général en disant ça, mais le jeu de mot était trop tentant!).

Le plus dommage dans l'histoire, c'est qu'un homme drôle et attentionné, face à une femme comme Jessica, souvent, il perd ses moyens, il se dévalorise, il se dit que c'est pas possible qu'une femme comme elle fasse attention à un homme comme lui... et puis... C'est la merde. Parce qu'elle ne peut pas expliquer pourquoi elle l'aime, lui. Ca ne s'explique pas ! 

J'aime les mecs qui me font rire, les catastrophes, les gaffeurs, ceux qui sont troublés en me voyant, et qui se prennent des portes dans la figure, marchent sur leurs lacets, renversent des verre... J'ai toujours trouvé ça attirant. J'aimais les films de Pierre Richard, les histoires de Gaston, les Charlots... et oui, je sais, vaut mieux pas le dire trop fort, c'est un coup à vexer. Les hommes n'aiment pas ce genre de comparaisons. Mais je n'y peux rien. Je suis faite comme ça. J'aime quand ça pétille, de joie ! 

commentaires

Super nanas de cinéma : "True Romance" et Alabama

Publié le 15 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Leçons de vie filmiques

Attention : lors de sa sortie en salle, ce film a été interdit aux moins de 16 ans. 

 

 

 

 

True Romance

(USA, 1993, 2h01)

Réalisateur : Tony Scott

Interprètes : Patricia Arquette, Christian Slater, Dennis Hopper,

Val Kilmer, Gary Oldman, Brad Pitt, Christopher Walken, Bronson Pinchot, Samuel L. Jackson...

 

 

J'ai la chair de poule à chaque fois que j'entends cette musique. 

Ce film est un film culte.

Je l'ai vu en seconde, chez un ami. Il se repassait la scène de face à face avec le tueur d'Alabama à l'hotel (scène violente, interdite aux moins de 16 ans), et la fusillade finale en boucle. Entre les deux, il passait le film en accéléré. 

Parfois, la fiction rejoint la réalité, ou alors, est-ce l'inverse? 

Je ne sais plus trop combien de fois je l'ai vu. Je l'ai déjà vu en entier. La musique me revient régulièrement en mémoire. Elle a quelque chose de doux, d'apaisant. Elle me rappelle qu'à la fin, ils sont vivants. Oui. Ils sont vivants. Ils ont survécu à tout ça. 

Je suis vivante. Entre ces visionnages en boucles accélérées, et maintenant... j'ai grandi. Et je suis encore là pour en parler, l'écrire, et passer le relai. 

La scène de la chambre d'hotel est gravée dans ma mémoire : même toute petite, après avoir encaissé je ne sais pas combien de coups de cette grosse merde de brutasse (oui, désolée, je trouve pas d'autre mots là tout de suite), face à un flingue, Alabama ne se déballonne pas. Elle brandit son couteau suisse version tire-bouchon (un clin d'oeil à Mc Gyver?), avec son petit porte-clef dynosaure qui balotte dans le vide. 

Elle ne fait pas le jeu du tueur. Elle le laisse parler. Elle reste concentrée sur son but, sur son histoire à elle, dans laquelle elle est l'héroïne. Elle ne mourra pas sans se battre. Une valise de cocaïne comme ticket pour une place au soleil. Elle ne va pas laisser passer ça. Il ne lui prendra pas sa chance. 

Alors, alors... le tueur ri, il ne lui fait pas confiance. Il ne se méfie pas de la chtite nana toute mignonne avec son tire-bouchon, il pense qu'à genoux, elle va essayer de le poignarder au coeur? Mais il est bête en plus ! Bête comme ses pieds on dit ? Dommage pour lui. Son intelligence s'en prend un coup. 

La scène bascule. Je jubile. Oui. Ca me fait un bien fou de la voir se défendre, enfin, et lui claquer sa grande gueule. Parce que. C'est pas juste sinon. On est dans une vraie romance, alors elle doit vivre, le gros méchant peut pas gagner. Qu'il crève. Zou. 

Et puis aussi, il y en a marre de ces tueurs vantards qui passent leur temps à bavasser. Dans les films de Tarantino, les tueurs se prennent pour des poètes (je parle de Tarantino car il a signé le scénario, et ça se sent !). 

Je préfère les tueurs des films de Jarmusch. Mais dans ses films, ce sont eux les héros... Dans Dead Man, ou Ghost Dog, ils citent des poèmes de William Blake ou Hagakure, le livre du samouraï. Ils sont plus humains. Ils font moins dans le grandiloquent (c'est le moins qu'on puisse dire avec le personnage interprété par Isaac de Bankolé dans The Limits of control). Tarantino, ça reste quand même des tueurs bling bling.

Sauf que, je ne me souviens pas d'une Super nana dans un film de Jarsmuch  (à part Pearl, dans une certaine mesure, dans Ghost Dog). Ils feront l'objet d'une autre série de notes... peut-être... 

 

Pour en revenir à True Romance, c'est un des films les plus romantique qu'il m'ait été donné de voir. Plusieurs de ses scènes sont quasi insoutenables. J'ai arrêté le film en plein milieu la dernière fois. C'était au dessus de mes forces. J'avais oublié le face à face entre le père de Clarence, et Vicenzo Coccoti... Le sens de l'honneur. Et l'humour. Et la violence, sadique, comme à regret, parce que le personnage est écrit comme ça (comme Jessica Rabbit, c'est pas sa faute si elle est dessinée comme ça !).

 

http://www.thecartoonpictures.com/data/media/196/jessica-rabbit.png

 

Aux pires moments, les rires fusent. Ce film est plein d'humour. Je ris et je pleure tout le temps, et bien souvent en même temps. Comme dans la vraie vie, quand tout bascule, et que je me mets à rire, et à rire... pour compenser, pour pas couler, parce que je vais quand même pas en pleurer? Si? Ces moments arc-en-ciel, quand joie et tristesse se rencontrent. Et toujours, même quand tout s'effondre, l'amour, qui ouvre la voie...

 

 

 

commentaires

Super nanas de cinéma : "Jumpin' Jack Flash" et Terry Dolittle

Publié le 14 Janvier 2012 par misslilisadventures dans Leçons de vie filmiques

 

http://www.nouveauxmarchands.com/var/nexecom/storage/images/catalogue/dvd_cd/comedie_humour/jumpin_jack_flash/4327-2-fre-FR/jumpin_jack_flash_reference.jpg

 

Jumpin' Jack Flash

(USA, 1986, 1h40)
Réalisateur : Penny Marshall
Interprètes : Whoopi Goldberg, Stephen Collins,
John Wood, Roscoe Lee Browne 
Bienvenus dans les années 80 bondissantes ! 
Whoopi Goldberg obtenait son premier premier rôle, et quel rôle ! Celui d'une femme qui ne s'en laisse pas conter, et qui ne se laisse pas faire ! 
 
J'ai littéralement bondi de ma chaise en le voyant pour la première fois, acclamant les coups de Whoopi mieux que devant un match de foot (je peux être parfois très enthousiaste), en particulier lorsque des hommes de la CIA (je crois... avec tous ces espions, on s'y perdrait!) essayent de la faire monter de force dans une voiture, et qu'elle refuse, en prenant appui de ses pieds sur les montants de la portière. 
Je me souviens m'être dit : "ben oui, tiens, au fait ! Pourquoi les nanas elles font jamais ça dans les autres films? Pourquoi on nous représente toujours faibles et sans défense ?"
Toujours? Naaaaan ! 
Ce sera le propos des notes à venir. 
Je m'en vais vous ressortir une splendide collection de femmes fortes, parfois depuis le départ du film, parfois qui le deviennent peu à peu, parfois qui de par leur fragilité apparente, arrivent à dépasser les pires épreuves. Il y a plusieurs manières d'être forte. 
Je n'ai pas réussi à trouver mon extrait préféré sur Youtube. Vous devrez donc vous contenter de la bande annonce... en attendant une prochaine rediffusion du film ! 

 

 

J'ai trouvé également cette petite vidéo fort sympathique, bien que n'étant pas tirée directement du film.

Bonne découverte, ou redécouverte pour ceux qui connaissent déjà ! 

 

 

 

 

 

 

 

commentaires